Gravure de Giovanni Blanco, photo de Roberta Fiorito (ARTcore gallery, Bari)
Une contribution de Claudia Attimonelli
Divers domaines, hagiographie, héraldique, médecine et art du tatouage, ont fourni les matrices pour forger l’imaginaire iconographique de cœurs et de crânes en tous genres. Ces symboles rendent manifeste un excédent extra-anatomique qui insiste sur la dynamique des signes de la vie, figurée par le cœur, et de la mort, figurée par le crâne. C’est avec l’association indissoluble, macabre autant que morbide, d’Eros et de Thanatos à l’époque baroque que se cristallise une sorte de familiarisation avec le muscle cardiaque et la boîte crânienne, jusqu’à en faire des images courantes. Soustraits à la puissance symbolique du memento mori, cœur et crâne, solidaires, s’en vont remplir et gonfler de sens érotique l’imaginaire contemporain.
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