Une contribution de Danielle Perin Rocha Pitta
Roger Bastide – que j’ai rencontré en 1973 à Chambéry lors des cycles d’études organisés par Gilbert Durand – disait qu’au Brésil il suffisait d’enfoncer le doigt dans la terre pour que jaillisse l’imaginaire. Peut-être même qu’entre les pavés des rues en pente de la ville d’Olinda, emmêlé à l’herbe luxuriante qui y pousse, il jaillit de sa propre initiative. Ceci est quotidien, mais il explose vraiment pendant le carnaval, s’exprimant dans la multiplicité des formes, des mouvements, des couleurs, des sons, qui y serpentent jour et nuit pendant quinze jours. C’est dans ce cadre que s’expriment nombre de diversités : ethniques, sexuelles, politiques, artistiques, entre autres. Diversités mythiques qui, dans ces rues, trouvent d’innombrables occasions de se montrer et de dialoguer. C’est la fête dans toutes ses dimensions.
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