Une contribution de Vincenzo Susca
Illustrations de Claire Bardainne
L’invasion barbare ne correspond plus à une vague qui de l’extérieur attaquerait l’intérieur, mais à une série de bulles émergeant du centre de la vie sociétale en se propageant par contamination. C’est le contact tactile avec le barbare, le fait d’être effleuré par les éblouissements excessifs et fantastiques de son imaginaire, qui accélère l’implosion du monde moderne. Le barbare cesse ainsi d’être simplement l’agresseur extérieur au système, le sujet balbutiant ou incapable de s’exprimer, mais prend plutôt les traits d’un habile manipulateur de langages capable de ronger les barrières du langage social.
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