Une contribution de Claudia Attimonelli
L’irrésistible ascension du fake dans ses multiples déclinaisons et dérives, tels le mythe, le simulacre, le remix et le remake, révèle un dépassement progressif de la simple acception négative du terme compris et traduit comme faux, copie, plagiat. Il est possible de délimiter des zones spécifiques d’insistance du fake, où il se trouve de plus en plus à l’aise et acquiert de nouvelles qualités et des nuances inédites. Le tournant épistémologique qui a intéressé le fake s’est amorcé à partir de son lieu d’incubation initiale : l’art, en référence non plus à la dialectique vrai/faux mais bien plutôt à sa relation dynamique avec l’espace urbain.
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