En 1846, dans le quatorzième arrondissement de Paris (où subsista, malgré l’incendie de 1863 dont les causes sont inconnues, les Ateliers Catholiques du Petit Montrouge), l’Abbé Migne publia son dictionnaire des idées superstitieuses, qui est un répertoire universel des êtres, des livres, des faits et des choses qui tiennent aux apparitions, aux divinations, à la magie, au commerce de l’enfer, aux démons, aux sorciers, aux sciences occultes, aux grimoires, à la cabale, aux esprits élémentaires, au grand œuvre, aux prodiges, aux erreurs, aux préjugés, aux impostures, aux arts des bohémiens, aux superstitions diverses, aux contes populaires, aux pronostics et généralement à toutes les fausses croyances merveilleuses, surprenantes, mystérieuses ou surnaturelles.

— A —
Aeromancie, art de prédire les choses futures par l'examen des variations et des phénomènes de l'air. C'est en vertu de cette divination qu'une comète annonce la mort d'un grand homme.
Alectryomancie, ou Alectromancie. Divination par le moyen du coq, usitée chez les anciens. Voici quelle était leur méthode : — on traçait sur le sable un cercle que l'on divisait en vingt\-quatre espaces égaux. On écrivait dans chacun de ces espaces une lettre de l'alphabet ; on mettait sur chaque lettre un grain d'orge ou de blé ; on plaçait ensuite, au milieu du cercle, un coq dressé à ce manège ; on observait sur quelles lettres il enlevait le grain ; on en suivait l'ordre, et ces lettres rassemblées formaient un mot qui donnait la solution de ce que l'on cherchait à savoir.
Aleuromancie. Divination qui se pratiquait avec de la farine. On mettait des billets roulés dans un tas de farine ; on les remuait neuf fois confusément. On partageait ensuite la masse aux différents curieux, et chacun se faisait un thème selon les billets qui lui étaient échus. Il en reste quelques vestiges dans certains localités, où l'on emploi le son au lieu de la farine. C'est une amélioration.
Alomancie. Divination par le sel dont les procédés sont peu connus. C'est en raison de l'alomancie qu'on suppose qu'une salière renversée est un mauvais présage.
Alphitomancie. Divination par le pain d'orge. Cette divination importante est très ancienne. Nos pères, lorsqu'ils voulaient dans plusieurs accusés reconnaître le coupable et obtenir de lui l'aveux de son crime, faisaient manger à chacun des prévenus un rude morceau de pain d'orge. Celui qui l'avalait sans peine était innocent ; le criminel se trahissait par une indigestion. C'est même de cet usage, employé dans les épreuves du jugement de Dieu, qu'est venue l'imprécation populaire : \- je veux, si je vous trompe, que ce morceau de pain m'étrangle.
Amniomancie, divination sur la coiffe ou membrane qui enveloppe quelquefois la tête des enfants naissants, ainsi nommée de cette coiffe que les médecins appellent en grec amnios. Les sages\-femmes prédisaient le sort futur du nouveau\-né par l'inspection de cette coiffe; elle annonçait d'heureuses destinées si elle était rouge, et des malheurs si elle présentait une couleur plombée.
Anthopomancie. Divination par l'inspection des entrailles d'hommes ou de femmes éventrés. Cet horrible usage tait très ancien. Hérodote dit que Ménélas, retenu en Egypte par les vents contraires, sacrifia à sa barbare curiosité deux enfants du pays, et chercha à savoir ses destinées dans leurs entrailles. Héliogabales pratiquait cette divination.
Apantomancie. Divination tiré des objets qui se présentent à l'improviste.
Arithmancie ou Arithmomancie, divination par les nombres. Les Grecs examinaient le nombre et la valeur des lettres dans les noms de deux combattants, et en auguraient que celui dont le nom renfermaient plus de lettres et d'une plus grande valeur remporterait la victoire. C'est en vertu de cette science que quelques devins avaient prévu qu'Hector devait être vaincu par Achille.
Armomancie, divination qui se faisait par l'inspection des épaules. On juste encore aujourd'hui qu'un homme qui a les épaules larges est plus fort qu'un autre qui les a étroites.
Aspidomancie. Divination peu connue qui se pratique aux Indes, selon quelques voyageurs. Delancre \(Tableau de l'inconstance des mauvais anges, &c., liv II, disc. 1\) dit que le devin ou sorcier trace un cercle, s'y campe assis sur un bouclier, marmotte des conjurations, devient hideux, et ne sort de son extase que pour annoncer les choses qu'on veut savoir, et que le diable vient de lui révéler.
Axonomancie. Divination par le moyen d'une hache ou cognée de bucheron. François de Torre\-Blanca, qui en parle, ne nous dit pas comment les devins maniaient la hache. Usage : losqu'on veut découvrir un trésor, lorsqu'on veut découvrir des voleurs.
— B —
Belomancie. Divination par le moyen des flèches. On prenait plusieurs flèches, sur lesquels on écrivait des réponses relatives à ce qu'on voulait demander. On en mettait de favorables et de contraires ; ensuite on mêlait les flèches et on les tirait au hasard. Celle que le sort amenait était regardée comme l'organe de la volonté des dieux.Bibliomancie. Divination ou sorte d'épreuve utilisée autrefois pour reconnaitre les sorciers. Elle consistait à mettre dans un des côtés d'une balance la personne soupçonnée de magie, et dans l'autre la Bible : si la personne pesait moins, elle était innocente ; si elle pesait plus, elle était jugée coupable ; ce qui ne manquait gère d'arriver car bien peu d'in\-folio pèsent un sorcier.
Botanomancie. Divination par le moyen des feuilles ou rameaux de verveine et de bruyère, sur lesquelles les anciens gravaient les noms et les demandes du consultant. On devinait encore de cette manière : lorsqu'il y avait eu un grand vent, pendant la nuit, on allait voir de bon matin la disposition des feuilles tombées, et des charlatans prédisaient ou déclaraient la dessus ce que le peuple voulait savoir.
Brizomancie. Divination pas l'inspiration de Brizo, déesse du sommeil; c'était l'art de deviner les choses futures ou cachées par les songes naturels.
— C —
Capnomancie. Divination par la fumée. Les anciens en faisaient souvent usage : on brûlait de la verveine et d'autres plantes sacrées : on observait la fumée de ce feu, les figures et la direction qu'elle prenait, pour en tirer des présages. On distinguait deux sortes de capnomancie : l'une qui se pratiquait en jetant sur des charbons ardents des grains de jasmin ou de pavot, et en observant la fumée qui en sortait l'autre, qui était la plus usitée, se pratiquait par la méthode que nous avons indiquée. Elle consistait aussi à examiner la fumée des sacrifices. Quand cette fumée était légère et peu épaisse, c'était bon augure. On respirait même cette fumée; et l'on pensait qu'elle donnait des inspirations.
Cartomancie. Divination par les cartes, plus connue sous le nom d'art de tirer les cartes. On dit que les cartes ont été inventées pour amuser la folie de Charles VI ; mais Alliette, qui écrivit sous le nom d'Etteilla, nous assure que la cartomancie est bien plus ancienne.
Causimancie, divination par le feu, employée chez les anciens mages. C'était un heureux présage quand les objets combustibles jetés dans le feu venaient à n'y pas brûler
Ceromancie ou Ciromancie. Divination par le moyen de la cire, qu'on faisait fondre et qu'on versait goutte à goutte dans un case d'eau, pour en tirer, selon les figures que formaient ces gouttes, des présages heureux ou malheureux. Les Turcs cherchaient surtout à découvrir ainsi les crimes et les larcins. Ils faisaient fondre un morceau de cire à petit feu, en marmottant quelques paraboles; puis ils ôtaient cette cire fondue dessus le brasier et y trouvaient des figures qui indiquaient le voleur, sa maison et sa retraite.
Chaomancie, art de prédire les choses futures par le moyen des observations qu'on fait sur l'air. Cette divination est employé par quelques alchimistes qui se nous en ont pas donné le secret.
Chiromancie, art de dire la bonne aventure par l'inspection des lignes de la main: Cette science, que les Bohémiens ont rendue célèbre, est, dit\-on, très\-ancienne.
Clédonismancie, divination tirée de certaines paroles qui, entendues ou prononcées en diverses rencontres, étaient regardées comme bons ou mauvais présages.
Cleidomancie ou Cleidonomancie, divination par le moyen d'une clef.
Cléromancie, art de dire la bonne aventure par le sort jeté, c'est\-à dire avec des dés, des osselets, des fèves noires ou blanches. On les agitait dans un vase, et après avoir prié les dieux on les renversait sur une table et l'on prédisait l'avenir d'après la disposition des objets.
Cosquinomancie, sorte de divination qui se pratique au moyen d'un crible, d'un sas, ou d'un tamis. On mettait un crible sur des tenailles, qu'on prenait avec deux doigt; ensuite on nommait les personnes soupçonnées de larcin ou de quelque crime secret, et on jugeait coupable celle au nom de lui le crible tournait ou tremblait, comme si celui qui tenait les tenailles, ne pouvait pas remuer le crible à sa volonté
Cristalomancie, divination par le moyen du cristal. On tirait des présages des miroirs et des vases de cristal, dans lesquels le démon faisait, dit\-on, sa demeure. Le roi Childéric cherchait l'avenir dans les prismes d'un petit globe de cristal.
Critomancie, divination qui se pratiquait par le moyen des viandes et des gâteaux qu'on offrait en sacrifice, et la farine d'orge qu'on répandait sur les victimes, pour en tirer des présages.
Cromniomancie, divination par les oignons. Ceux qui la pratiquaient mettaient, la ville de Noël, des oignons sur un autel. Ils écrivaient sur les oignons le nom des personnes dont on voulait avoir nouvelle. L'oignon qui germait le plus vite annonçait que la personne dont il portait le nom jouissait d'une bonne santé.
— D —
Dactylomancie, divination qui se pratiquait au moyen e bagues ou anneaux fondus sous l'aspect de certaines constellations, et auxquels étaient attachés des charmes et des caractères magiques. C'est, dit\-on, avec un de ces anneaux que Gygès se rendait invisible, en tournant le chaton dans sa main.
Daphnomancie, divination par le laurier. On en jetait une branche dans le feu: si elle pétillait en brûlant, c'était un heureux présage; mais si elle brûlait sans faire de bruit, le pronostic était fâcheux.
Demonomancie, divination par le moyen des démons. Cette divination a lieu par les oracles qu'ils rendent ou par les réponses qu'ils font à ceux qui les évoquent.
— G —
Gastromancie ou Garosmancie, divination qui se pratiquait en plaçant entre plusieurs bougies allumées, des vases de verre ronds et plein d'eau claire; après avoir invoqué et interrogé les démons à voix basse, on faisait regarder attentivement la superficie de ces vases par un jeune garçon ou par une jeune femme; puis on lisait la réponse dans des images tracées par la réfraction de la lumière dans les verres
Géomancie ou géomance, divination par la terre. Elle consiste à jeter une poignée de poussière ou de terre au hasard, sur une table, pour juger des événements futurs, par les lignes et les figures qui en résultent: c'est à peu près l même chose que le marc de café
Gyromancie, sorte de divination qui se pratiquait en marchant en rond, ou en tournant autour d'un cercle, sur la circonférence duquel étaient tracées des lettres. A force de tourner on s'étourdissait jusqu'à se laisser tomber, et de l'assemblage des caractères qui se rencontraient aux divers endroits où l'on avait fait des chutes, on tirait des présages pour l'avenir.
— H —
Hippomancie, divination des Celtes. Ils formaient leurs pronostics sur le hennissement et le trémoussement de certains chevaux blancs, nourris aux dépens du public dans des forêts consacrées, où ils n'avaient d'autre couvert que les arbres. On les faisait marcher immédiatement après le char sacré.Hydromancie, art de prédire l'avenir par le moyen de l'eau; on en attribue l'invention aux Perses.
— I —
Ichthyomancie, divination très ancienne qui se pratique par l'inspection des entrailles des poissons. Polydamas, pendant la guerre de Troie, et Tirésias s'en sont servis.
— K —
Kephalonomancie, divination qui se pratiquait en faisant diverses cérémonies sur la tête cuite d'un âne. Elle était familière aux Germains. Les Lombards y substituèrent une tête de chèvre.
— L —
Lampadomancie, divination dans laquelle on observait la forme, la couleur et les divers mouvements de la lumière d'une lampe, d'afin d'en tirer des présages pour l'avenir.
Lécanomancie, divination par le moyen de l'eau. On écrivait des paroles magiques sur des lames de cuivre; qu'on mettait dans un vase plein d'eau, et une vierge qui regardait dans cette eau y voyait ce qu'on voulait savoir, ou ce qu'elle voulait y voir.
— M —
Mançomancie. Divination qui se pratique à partir des événements advenus et des présages non avérés, annoncés par une divination précédente.
Margaritomancie, divination par les perles. On en pose une auprès du feu, on la couvre d'un vase renversé, on l'enchante en récitant les noms de ceux qui sont suspects. Si quelque chose a été dérobé, au moment où le nom du larron est prononcé, la perle bondit en haut et perce le fond du vase pour sortir ; c'est ainsi qu'on reconnaît le coupable.
Myomancie, divination par les rats ou les souris ; on tirait des présages malheureux ou de leurs cris, ou de leur voracité. Plutarque dit qu'on augura mal de la dernière campagne de Marcellus, parce des rats avaient rongés quelques dorures du temple de Jupiter.
— N —
Nairancie, Espèce de divination usitée parmi les Arabes, et fondée sur plusieurs phénomènes du soleil et de la lune.
Nécromancie, art d'évoquer les morts ou de deviner les choses futures par l'inspection des cadavres. Voy. Anthropomancie, Erichto, etc. Il y avait à Séville, Tolède et à Salamanque, des écoles publiques de nécromancie dans de profondes cavernes dont la grande Isabelle fit murer l'entrée.
Nigromancie, art de connaître les choses cachées dans les endroits noirs, ténébreux, comme les mines, les pétrifications souterraines, etc. Ceux qui faisaient des découvertes de ce genre évoquaient les démons et leur commandaient d'apporter les trésors cachés. La nuit était particulièrement destinée à ces évocations, et c'est durant ce temps que les démons exécutaient les commissions dont ils étaient chargés.
— O —
Oculomancie, divination dont le but était de découvrir un larron, en examinant la manière dont il tournait l'œil, après certaines cérémonies superstitieuses.
Oenomancie, divination par le vin, dont on considère la couleur en le buvant, et dont on remarque les moindres circonstances pour en tirer des présages. Les Perses étaient fort attachés à cette divination.
Ololymancie, divination tirée du hurlement des chiens. Dans la guerre de Messénie, le roi Aristodème apprit que les chiens hurlaient comme des loups, et que du chiendent avait poussé autour d'un autel. Désespérant du succès, d'après cet indice et d'autres encore, quoiqu'il eut déjà immolé sa fille pour apaiser les dieux, il se tua sur la foi des devins qui virent dans ces signes de sinistres présages.
Omomancie, divination par les épaules chez les rabbins. Les Arabes devinent par les épaules du mouton, lesquelles, au moyen de certains points dont elles sont marquées, représentent diverses figures de géomancie.
Omphalomancie, Divination par le nombril. Les sages femmes, par les nœuds inhérents au nombril de l'enfant premier né, devinaient combien la mère en aurait encore après celui\-là.
Onomancie ou Onomatomancie, divination par les noms. Elle était fort en usage chez les anciens. Les pythagoriciens prétendaient que les esprits, les actions et les succès des hommes étaient conformes à leur destin, à leur génie et à leur nom.
Onychomancie, divination par les ongles. Elle se pratiquait en frottant avec de la suie les ongles d'un jeune garçon, qui les présentait au soleil, et l'on s'imaginait y voir des figures qui faisaient connaître ce qu'on souhaitait de savoir. On se servait aussi d'huile et de cire.
Oomancie ou Ooscopie, divination par les yeux. Les devins des anciens jours voyaient dans la forme extérieure et dans les figures intérieures d'un œuf les secrets les plus impénétrables de l'avenir. Suidas prétend que cette divination fut inventée par Orphée.
Ophiomancie, divination par les serpents. Elle était fort usitée chez les anciens, et consistait à tirer des présages des divers mouvements qu'on voyait faire aux serpents. On avait tant de foi à ces oracles, qu'on nourrissait exprès des serpents pour connaître ainsi l'avenir.
Ornithomancie, divination qu'on tirait de la langue, du vol, du cri et du chant des oiseaux.
— P —
Parthénomancie, divination ridicule pour connaître la présence ou l'absence de la virginité. On mesurait le cou avec un fil, et en répétant l'épreuve avec le même fil, on tirait mauvais présage du grossissement du cou.
Pegomancie, divination par les sources. Elle se pratiquait soit en y jetant un certain nombre de pierres dont on observait les divers mouvements, soit en y plongeant des vases de verre, et en examinant les efforts que faisaient l'eau pour y entrer et chasser l'air qui les remplissait. La plus célèbre des pégomancie est la divination par le sort des dès, qui se pratiquait à la fontaine d'Abano, près de Padoue ; on jetait les dès dans l'eau pour voir s'ils surnageaient ou s'ils s'enfonçaient, et quels numéros ils donnaient, sur quoi un devin expliquait l'avenir.
Petchimancie, divination par les brosses ou vergettes. Quand un habit ne peut pas se vergeter s'est un signe qu'il y aura de la pluie.
Pettimancie, divination par le jet des dés.
Phyllorhodromancie, divination par les feuilles de roses. Les Grecs faisaient claquaient sur la main une feuille de rose, et jugeait par le son du succès de leurs vœux.
Psychomancie, divination par les esprits, ou art d'évoquer les morts.
Pyromancie, divination par le feu. On jetait dans le feu quelques poignées de poix broyée ; et, si elle s'allumait promptement on en tirait bon augure.
— R —
Rabdomancie, divination par les bâtons. C'est une des plus anciennes superstitions. Ezéchiel et Osée reprochent aux juifs de s'y laisser tromper.
Ragalomancie, divination qui se faisait avec des bassinets, des osselets, de petites balles, des tablettes peintes, et que nul auteur n'a pu bien expliquer.
Rhapsodomancie, divination qui se faisait en ouvrant au hasard les ouvrages d'un poète, et prenant l'endroit par lequel on tombait pour une prédiction de ce qu'on voulait savoir.
— S —
Sciamancie, divination qui consiste à évoquer les ombres des morts, pour apprendre les choses futures. Elle différait de la nécromancie et de la psychomancie, en ce que ce n'était ni l'âme ni le corps du défunt qui paraissait, mais seulement un simulacre.
Sidéromancie, divination qui se pratiquait avec un fer rouge, sur lequel on plaçait avec art un certain nombre de paillettes qu'on brulait et qui jetaient des reflets comme les étoiles.
Spodomancie ou Spodamancie, divination par les cendres des sacrifices, chez les anciens. Il en reste quelques vestiges en Allemagne. On écrit du bout du doigt, sur la cendre exposée à l'air, ce que l'on veut savoir ; on laisse la cendre ainsi chargée à l'air de la nuit, et le lendemain matin, on examine les caractères qui sont restés lisibles, et on en tire des oracles. Quelques fois le diable vient écrire la réponse.
Sternomancie, divination par le ventre. Ainsi on savait les choses futures lorsque l'on contraignait un démon ou un esprit à parler dans le corps d'un possédé, pourvu qu'on l'entendît distinctement. C'était ordinairement de la ventriloquerie.
Stoicheomancie, divination qui se pratiquait en ouvrant les livres d'Homère ou de Virgile, et prenant oracle du premier vers qui se présentait. C'est une branche de la rhapsodomancie.
Stolisomancie, divination par la manière de s'habiller.
Sycomancie, divination par les feuilles de figuier. On écrivait sur ces feuilles des questions ou propositions sur lesquelles on voulait être éclairci : la feuille séchait\-elle après la demande faite au devin par les curieux, c'était un mauvais présage ; et un heureux augure si elle tardait à sécher.
— T —
Tephramancie, divination par laquelle on se servait de la cendre du feu qui, dans les sacrifices, avait consumé les victimes.
Théomancie, partie de la cabale des juifs qui étudie les mystère de la divine majesté et recherche les noms sacrés. Celui qui possède cette science connaît l'avenir, commande à la nature, a plein pouvoir sur les anges et les diables, et peut faire des prodiges.
Tiromancie, divination par le fromage. On la pratiquait de diverses manières que nous ne connaissons pas.
— X —
Xylomancie, divination par le bois. On la pratiquait particulièrement en Esclavonie. C'était l'art de tirer des présages de la position des morceaux de bois sec qu'on trouvait sur son chemin. On faisait aussi des conjectures non moins certaines pour les choses à venir sur l'arrangement des bûches dans le foyer, sur la manière dont elles brulaient, etc. C'est peut être un reste de cette divination qui fait dire aux bonnes gens, lorsqu'un tison se dérange, qu'ils vont avoir une visite.

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