Une contribution de Cassandra Cronenberg, Ivan Iusco
La redondance du drone musical d’Ivan Iusco déborde du cadre spatial du regard liquide et limpide de Cassandra Cronenberg. Les deux supports – image photographique et piste audio – se réverbèrent, suspendus dans les spirales vides du miroir. Et produisent des échos.

Mirror Drone. There I am est une œuvre transmédiale qui instaure un rapport dynamique avec la pratique du selfie au miroir ; en effet, il ne s’agit pas vraiment et pas seulement d’un selfie, car la surface réfléchissante du miroir est à son tour un troisième support, qui produit une lueur exorbitante de l’image réfléchie, la duplique et, finalement, nous la restitue en noir et blanc. Mais alors que nous croyons regarder le reflet d’un visage immobile, nous entendons dans les résonnances auditives des effets prolongés et horrifiques, des éclats de rires multiples, des sillons soniques qui nous conduisent bien au-delà de ce que le miroir a fixé dans l’autoportrait.

Ce qui rit, dans la bande-son, c’est le dispositif même, engagé à fond dans la recherche de ses sources.

Mode d’emploi : fixer du regard le portrait photographique de l’auteure (Cassandra Cronenberg) face à un miroir domestique. En même temps, déclencher la bande-son réalisée par Ivan Iusco ; pour créer ce drone, il s’est entre autres servi d’éléments organiques et environnementaux fournis par Cronenberg. Visionner et écouter l’œuvre. Recommencer à plusieurs reprises. Se laisser séduire par la sérialité et la spirale des reflets, aimer les répétitions, s’abandonner à elles.

Texte de Claudia Attimonelli

Mirror. There I am è un’opera transmediale che instaura un rapporto dinamico con la pratica del selfie allo specchio, non proprio e non solo un selfie infatti, poiché la superficie riflettente dello specchio è a sua volta un terzo medium, quello che produce il bagliore esorbitante dell’immagine riflessa, la duplica e ce la restituisce – virata in bianco e nero. Ma mentre crediamo di star guardando un volto riflesso e immobile, nelle risonanze sonore udiamo effetti prolungati e orrorifici, fragori di risate a sciami e solchi sonici che ci conducono ben al di là di ciò che lo specchio ha fissato nell’autoscatto.
A ridere, nella traccia musicale, è il dispositivo stesso, tutto impegnato nella ricerca delle sue sorgenti.

La ridondanza del drone musicale di Ivan Iusco esonda dalla cornice spaziale dello sguardo liquido e limpido degli occhi di Cassandra Cronenberg, entrambi i media – immagine fotografica e traccia audio – riverberano poi sospesi nelle vacue spirali dello specchio. E producono echi.

Modalità d’impiego: fissare l’immagine fotografica che ritrae la stessa autrice (Cassandra Cronenberg) di fronte ad uno specchio domestico. Nello stesso tempo mediante il QR Code azionare la traccia audio realizzata da Ivan Iusco, il quale, per la creazione del drone si è servito anche di elementi organici e ambientali provenienti da Cassandra, e videoascoltare l’opera. Ripetere più volte. Restare sedotti dalla serialità e dalla spirale dei riflessi, amare le ripetizioni, cedervi.

Testo di Claudia Attimonelli

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