Cette page provient du site Les Cahiers européens de l'imaginaire. Elle a été imprimée le 2010-07-29 à 13:19. L'original est disponible en ligne à l'adresse suivante : http://www.lescahiers.eu/articles/l-oeuvre-sans-oeuvre.html.
L’oeuvre sans oeuvre
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A propos de l'auteur
Vincenzo est docteur en sociologie à l’Université Paris Descartes et en Sciences de la communication à l’Université La Sapienza de Rome, chargé de cours à l’Université Paris Descartes, post doctorant à l’Université IULM de Milan, et directeur éditorial des Cahiers. Il a publié A l’ombre de Berlusconi, L’Harmattan, Paris, 2006 ; Nos limites do imaginário, Editora Sulina, Porto Alegre, 2006 ; Transpolitica, Apogeo, Milan, 2008, avec D. de Kerckhove ; Ricreazioni, Bevivino, Milan, 2008, avec C. Bardainne.
Le mode de vie luxueux encouragé par le capitalisme s’est enraciné dans l’imaginaire collectif au point d’en devenir consubstantiel, sautant progressivement l’intercession du modèle économique et de ses avatars. La culture contemporaine tend à abolir la séparation moderne entre l’individu et l’objet, entre le public et l’œuvre, et à conjuguer sous une même dimension,
un corps électronique aux contours holistiques, le sujet, l’œuvre et leur intermédiaire symbolique. Au creux des réseaux, dans l’absence de contenus caractérisant la socialité électronique avec son lot de bavardages insensés, d’émotions fugaces et de pratiques joueuses, comme dans l’esthétisation diffuse des substances et des comportements banals et éphémères, l’être-là fait irruption sur la scène comme l’œuvre sans œuvre de notre temps.