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Chercheur au Ceaq, Michaël V. Dandrieux est co-fondateur du cabinet d’études Eranos, où il fait de la sociologie de l’imaginaire, et Directeur éditorial des Cahiers. Depuis la fin du XXe siècle, en freelance, il a eu l’opportunité d’exercer de nombreux métiers. Il lui arrive aussi de prendre les gens en photo.

Michaël V. Dandrieux

Michaël V. Dandrieux sous la bienveillance de Woody / Photographie © Hannah Krieger

Michaël V. a publié dans les Cahiers

  • versionpapier_04_dandrieux
    Dans un temps infini et à un homme infini il arrive toutes choses : l’émerveillement, la dette, les erreurs contradictoires, la traversée sur tous les ponts de tous les fleuves. A nous qui ne sommes ni éternels, ni hypothétiques, il reste à choisir ou à accueillir quelques unes de ces…
  • versionpapier_03_migne
    En 1846, dans le quatorzième arrondissement de Paris (où subsista, malgré l’incendie de 1863 dont les causes sont inconnues, les Ateliers Catholiques du Petit Montrouge), l’Abbé Migne publia son dictionnaire des idées superstitieuses, qui est un répertoire universel des êtres, des…
  • versionpapier_02_dandrieux
    Cet homme, dit le client, fut autrefois un riche propriétaire terrien. Le plus riche de cette région et de celles que peuvent traverser dix ans d’errance. Encore aujourd’hui sa maison est plus grande qu’un pays et son territoire est plus grand que le monde. Mais c’est aussi un vagabond…
  • L’Étranger. Une contribution de Michaël V. Dandrieux
    C’était la nuit. Des bols remplis d’eau, sur les tables que nous avions sorties par les fenêtres, retenaient les étoiles et la fraîcheur. Kanykeï promenait autour d’elle des regards tranquilles. Je l’entendis qui demandait un fruit, puis elle se tourna vers moi et nous échangeâmes…

Michaël V. a photographié pour les Cahiers

  • versionpapier_04_dandrieux
    Dans un temps infini et à un homme infini il arrive toutes choses : l’émerveillement, la dette, les erreurs contradictoires, la traversée sur tous les ponts de tous les fleuves. A nous qui ne sommes ni éternels, ni hypothétiques, il reste à choisir ou à accueillir quelques unes de ces…
  • versionpapier_04_maffesoli
    L’érotique sociale revèle que derrière la raison ergoteuse existe une force instinctuelle : la puissance de la vie. Il s’agit de toutes ces causes non-rationnelles, qu’elles soient spirituelles, sociales, ethniques, éducationnelles, qui arrivent à leurs fins par des opérations…
  • versionpapier_03_strohl
    Je dois dire que j’aime encore faire la crème anglaise, la sauce béarnaise et même la sauce béchamel à la main, dans une casserole de cuivre, en tournant avec une cuillère en bois. Parce que je n’aime pas concéder à Kchef, un robot de cuisine, la jouissance de ce moment particulier…
  • versionpapier_03_larocca
    Dans une optique climatologique, les objets s’affirment comme catalyseur d’un esprit et d’un style caractérisant l’existence au quotidien. Entre ancien et nouveau, la nouvelle religiosité des objets techno-nomades est le signe d’un changement de paradigme et l’affirmation de l’être…
  • versionpapier_03_hugon
    Il est une croyance commune qui nous suggère que la technique recouvre l'ensemble des objets, outils et artefacts qui nous permettent d'opérer sur le monde – c'est toute l'ambition de notre modernité. Mais il est possible qu'il n'en soit rien, et qu'il ait toujours existé une secrète…
  • versionpapier_03_lequeau
    Dans l’Estonie actuelle, il y a ainsi encore, et peut- être même plus que jamais, des shamans qui dessinent des cartes de l’âme avec des pierres disposées en cercles traversés par des lignes orientées. Ces dispositifs, qu’ils appellent “procédé” ou “technologie”, dérivent à…
  • versionpapier_03_maffesoli
    La technologie revêt elle aussi les atours de la postmodernité. Paradoxalement, le projet moderne du “tout technologique” s’est transformé. Si elle envahit bien notre quotidien, elle se charge aussi de magie et d’archaïsme. C’est une lecture des plis du quotidien technologique que…
  • versionpapier_02_hugon
    Le foie gras est une intention, celle de la justesse, une fragilité.
  • versionpapier_02_susca
    Le mode de vie luxueux encouragé par le capitalisme s’est enraciné dans l’imaginaire collectif au point d’en devenir consubstantiel, sautant progressivement l’intercession du modèle économique et de ses avatars. La culture contemporaine tend à abolir la séparation moderne entre…
  • versionpapier_02_fouillet-prouveze
    Johan Huizinga (1872-1945) est le premier à nous interpeller sur la dimension culturelle fondamentale du jeu. L'homo ludens dépassant la condition de l'homo faber, tout autant que celle de l'homo sapiens. Il nous met en garde contre une erreur courante : "Dans le jeu joue un élément…
  • versionpapier_02_abruzzese
    Sous une forme extrême, psychophysique, Youporn impose une réflexion vouée à rompre ce qui jusqu’à aujourd’hui nous servait de modèle. C’est une observation du vide que les civilisations ont tenté de dissimuler. C’est aussi une réflexion impitoyable et réaliste sur la…
  • versionpapier_02_bosque
    Même là, allongé sur ce qui était très probablement sonlit de mort, William Beckford aimait jouer avec la syn-taxe du français – équivalent occidental des fioritures orientales : inutile, sublime. Inutile et sublime : telle avait été,après tout, sa vie. Une vie si…
  • versionpapier_02_castarede
    C’est l’idée que chacun se fait de lui, qui rend le luxe si attirant et si aimable et en définitive subjectif. Il est le plus souvent rattaché à nos cinq sens : le goût, l’ouïe, l’odorat, la vue et enfin le toucher avec sa connotation sensuelle. Il est lié aux trois libidos…
  • versionpapier_02_maffesoli
    A l’encontre de ce qu’il est convenu de dire il y a de l’énergie dans la vie sociale. Mais il faut reconnaître, même si cela ne manque pas de chagriner nombre d’observateurs sociaux, que celle-ci s’exprime tout à la fois dans la proximité, celle de la vie quotidienne, et dans la…
  • Les apophatiques. Une contribution de Serge Moscovici & Stéphane Hugon
    Le barbare est de ces notions qui se jouent des définitions. Et qui nécessitent, pour en parler, de croiser les regards. Rencontre avec Serge Moscovici.
  • Entre migrations saisonnières et invasions barbares. Une contribution de Olivier Sirost
    Loin d’opposer la barbarie à la civilisation, cette notion est appréhendée ici, via une anthropologie phénoménologique du camping, comme condition de regénérescence de la société moderne. En confrontant les origines orientales de ces pratiques saisonnières aux invasions touristiques…
  • Ce que la peur des barbares veut dire. Une contribution de Lionel Pourtau
    Les discours sur la barbarie sont, dans la nébuleuse occidentale, les productions d’idéologie dominante sur le déclin. Cette labellisation permet d’expliquer pourquoi d’autres nous rattrapent: ils "trichent" en pratiquant la barbarie. Et une fois l’adverse ainsi labellisé, cela justifie…
  •  avec les barbares ni avec les civilisés. Une contribution de Alberto Abruzzese
    Le civilisé a besoin du barbare pour survivre et pour se renouveler. Pour être violent et instinctif, quand il le faut. Cruel, quand c’est inévitable. Bon sauvage, quand la vie civilisée devient bornée. Âme simple, quand il est fatigué de son savoir. Délire, quand sa raison l’encombre.…
  • Rage de vivre et exultation d’être. Une contribution de Panagiotis Christias
    Que nous dit aujourd'hui la poésie de Cavafy ? Nous sommes comme lui hommes d'une société qui a préféré oublier la morsure de l'humaine condition plutôt que d'y trouver de l'exaltation et de la volupté. Renoncer à l'ennui confortable pour l'inquiétude féconde, faire l'expérience de…
  • La barbarie à visage humain : les tribus postmodernes. Une contribution de Michel Maffesoli
    Les tribus postmodernes font désormais partie du paysage urbain. Ne sont-elles pas l’expression de la figure du barbare qui, régulièrement, revient afin de féconder un corps social quelque peu alangui ? Elles montrent que le propre de l’homme dans les sociétés postmodernes ne se résume…

Michaël V. a illustré pour les Cahiers

  • Aurores cimmériennes. Une contribution de Pierre Le Quéau
    Cimmérie a longtemps été, pour les Grecs, la terre du séjour des barbares. A chaque tentative faite pour la situer, elle semble toutefois se retirer, toujours davantage vers le nord, au-delà du nord même, jusqu’à rejoindre le principe de toute chose, en Hyperborée. Si elle réapparaît…

Michaël V. a traduit pour les Cahiers

  • versionpapier_04_padilla
    En ce temps là, Mary Anning était encore une petite fille, si petite et si fragile que l’on craignait de s’approcher d’elle, comme si un soupir aurait suffit à la démantibuler. Les seules marques visibles de ses excursions journalières vers la digue se trouvaient sur ses genoux qui…
  • versionpapier_03_dekerkhove
    Du village global à l'immanence du monde, McLuhan apparaît comme un visionnaire. Poète de l'électricité, de sa fulgurance et de sa rapidité, il apparaît comme l'instantané contemporain de William Blake... Hyperpertinent, il nous pousse à repenser l'humanité comme surface tactile,…
  • Le spectre de la barbarie, de la Grèce à nos jours. Une contribution de Zygmunt Bauman
    Les barbares sont d’abord les habitants des régions limitrophes, simplement étrangères et voisines. L’impossibilité de communiquer nous éloigne, l’impossibilité de prévoir leurs stratégies et leurs coutumes nous fait peur. Depuis la Grèce antique, le barbare est devenu un inférieur…
  • Chercheurs, écrivains, poètes, illustrateurs, photographes…

    Des tours de soumissions des articles permettent aux auteurs de proposer des articles scientifiques, des contes et des nouvelles, des photographies et tous types de contribution. Actuellement, nous ne recevons aucune proposition.
  • Ca jacasse aux Cahiers