Dieu dit: Que la lumière soit ! Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres. Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour.
Genèse, 1:4

La séparation du jour et de la nuit est un phénomène objectif, même si les durées interstitielles varient selon les latitudes : la nuit tombe soudainement au Brésil quand en France elle s’installe insidieusement, « entre chien et loup » ! Cependant, bien au-delà du simple rythme de la journée, elle implique les dimensions symboliques et les structures anthropologiques de l’imaginaire collectif et de l’être-ensemble.

La culture moderne a toujours tenté de se protéger de la nuit. De ses dangers avec ses murs. De ses monstres avec ses explications. De sa sauvagerie avec ses écoles et ses Lumières. De ses perversions avec ses éclairages électriques. De ses coupe-gorges avec ses grandes artères. De ses sorcières avec son feu. La postmodernité, quant à elle, retrouve les énergies de la nuit obscure, pour le meilleur et pour le pire. En effet, si la vie civile repose sur le rythme du jour, c’est dans le royaume nocturne que les femmes et les hommes renouent dangereusement avec les imaginaires et les pratiques de l’ombre, stigmatisés par les savoirs et les pouvoirs institués.

Des cris nocturnes des oies du Capitole jusqu'aux nuits jaunes en passant par la nuit de la Saint Barthélémy, du 4 août 1789, la nuit de Cristal, l'édification du mur de Berlin au cours de la nuit du 12 au 13 août 1961 et les nuits Debout, les moments nocturnes jalonnent et rythment notre Histoire. Elle commence par la maîtrise du feu et, suivant la mythologie nordique, s'éteindra lorsque Fenrir engloutira le soleil. De la nuit des temps au crépuscule des civilisations, « chaque nuit est une menace d’éternité » disait Bachelard. L'obscurité est aussi le refuge des espèces sauvages, des monstres, des barbares et des anomiques. Le clair-obscur de l’existence chante les grandes permissions, les dépenses, les excès et les licences. La nuit sait accueillir.

L’imaginaire nocturne est le terreau de tout renouveau. C’est la nuit unanime de Borges qui cache le voyageur accostant par la barque. La nuit où se retrouvent en secret les amoureux, les clandestins, les réprouvés ; celle des expériences mystiques, des rencontres hasardeuses, des échauffourées et des processions, des feux de joie et des émeutes, des bals de villages et des boîtes de nuit, la nuit sans fin des clubbers, taxi drivers et sex-workers, la nuit des vampires, des loups garous, les nuits d’ivresse où se déploie pleinement la dimension onirique de l’existence. C’est aussi la Sainte nuit, celle qui porte conseils, d'où tout naît et où tout s’endort, le haut-lieu du merveilleux, cette « obscure clarté qui tombe des étoiles ».

Gilbert Durand décrit ainsi cette résurgence de l’imaginaire nocturne : « L’antidote du temps ne sera plus recherché au niveau surhumain de la transcendance et de la pureté des essences, mais dans la rassurante et chaude intimité de la substance ou dans les constantes rythmiques qui scandent phénomènes et accidents ». Qui sont-ils, dans la vie quotidienne, dans les villes et les campagnes, les spectacles et la vie intime, la vie concrète et les rêves, ces hérauts de la nuit ? Comment contribuent-ils à fonder et à modifier l’équilibre entre la lumière et l’obscurité ?

Sociologues, anthropologues, historiens, astrophysiciens, écrivains, photographes, illustrateurs, peintres, clubbers, poètes, couches-tard, dormeurs, rêveurs, peintres du noir et du clair-obscur, cataphiles, midnight snackers, somnambules, amoureux de la lune et des étoiles : ajoutez votre encre aux pages encore blanches du 10e numéro des Cahiers européens de l’imaginaire. Levez le couvre-feu ! Parlez-nous du régime nocturne de l’imaginaire, de la puissance de l’obscurité et de vos nuits.

  • Les propositions de contributions sont à envoyer, avant le 30 mai via le formulaire de souscription ici qui se trouve en haut de cette page
  • Nos articles tirent entre 3000 et 27000 signes (espaces compris). Il faut que vous nous donniez une prévision. Nous vous confirmerons lors de notre réponse le nombre de signes attendus. Il faudra vous y tenir, car nous ne pouvons pas raccourcir les articles vus les délais.
  • Pour les propositions graphiques (photos, dessins, illustrations...), décrivez bien la technique et le format. Nos pages mesurent 200x265mm.
  • Le comité de rédaction avisera les contributeurs de l’acceptation de leur proposition, avant d'entamer le travail d'édition, le 5 juillet
  • Les contributions finales devront être remises au plus tard le 15 octobre. Les préconisations éditoriales seront envoyées avec l’acceptation de la proposition.
  • Aucun délai supplémentaire ne pourra être accordé.

God said: Let there be light! And there was light. God saw that the light was good, and he separated the light from the darkness. God called the light day, and the darkness he called night. There was evening, and there was morning – the first day. Genesis 1-4

The separation of day from night is an objective phenomenon, even if the length of the interstitials do vary according to latitude: night falls suddenly in Brazil while in France it is more insidious – subtly creeping up on day until it is completely gone (hence the expression, “entre chien et loup”). The symbolic dimension and the anthropological structure of the collective imagination do, however, stretch far beyond the simple rhythm of day and night.

Modern culture has always attempted to protect itself from night. From its dangers, with walls. From its monsters, with explanations. From its savagery, with schools and the Enlightenment. From its perversions with electric lighting. From its cutthroat thieves’ alleys with great wide arteries. From its witches, with fire.
Postmodernity has, in turn, retrieved this obscure nocturnal energy. For better or for worse. If civil life belongs primarily to day, it is the realm of night that allows men and women to dangerously reconnect with their imaginary and with practices that have been relegated to darkness, and stigmatized by common knowledge as well as by the established authorities.

From the night calls of the geese at the Campidoglio, to the Nuit Jaune of the yellow vest movement, to the eve of Saint Bartholomew’s massacre, not to mention the night of August 4th, 1789, to Kristallnacht, to the night the Berlin Wall was built (between August 12th and August 13th, 1961), to the Nuit Debout protest, significant nocturnal moments in history abound.

It all begins with the mastery of fire and, according to Norse mythology, ends when Fenrir swallows up the sun. Since the dawn of time, “every night contains the threat of eternity,” according to Bachelard. The obscure is also the refuge for wild beasts, monsters, the barbaric and the anomic. The chiaroscuro of existence sings of the permissive, the licentious, of waste and excess. Night knows how to entertain.

The nocturnal imaginary is the soil of all renewal. It is Borges’ unanimous night that allows the traveller to disembark from his canoe without anyone noticing. Night is where lovers meet in secret, where the clandestine lurk, and the reprobate hide; it is a place of mystical experience, hazardous encounters, of clashes and processions, bonfires and riots, village dances and night clubs, the endless nights of clubbers, taxi drivers and sex-workers, vampires, werewolves, the drunken nights of inebriety where the dream-like dimension of existence can fully unfold.
It is also the Holy night, that which brings guidance, where everything is born and where everything falls asleep, the Mecca of the marvellous, the “obscure clarity that falls from the stars”.

Gilbert Durand describes the resurgence of the nocturnal imaginary in this way: “The antidote of time will no longer be searched for at the superhuman level of transcendence or at the purity of essence, but in the reassuring and warm intimacy of substance or in the rhythmic constants which mark phenomena and accidents”.
Who are they, in daily life, in town and country, on stage and in private, concrete life and in dreams, these heralds of the night? What part do they play in the founding (and modifying) of the balance between light and darkness?

Sociologists, anthropologists, historians, astrophysicists, writers, photographers, illustrators, painters, clubbers, poets, night owls, sleepers, dreamers, black and chiaroscuro artists, cataphiles, midnight snackers, sleep-walkers, lovers of the moon and stars: add your ink to the still white pages of the Cahiers européens de l’imaginaire’s 10th issue. Lift the curfew! Tell us about the nocturnal imaginary’s hidden regime, of the power of obscurity, of your night.

l GENESE: Dio disse: «Sia la luce!». E la luce fu. Dio vide che la luce era cosa buona e separò la luce dalle tenebre e chiamò la luce giorno e le tenebre notte. E fu sera e fu mattina: fu il primo giorno.

La separazione tra il giorno e la notte è un fenomeno oggettivo, anche se avviene in modi e tempi diversi a seconda delle latitudini: la notte cala improvvisamente in Brasile laddove nei paesi scandinavi vi sono notti che durano mesi! Tuttavia, al di là del puro ritmo della giornata, la notte riguarda e investe le dimensioni simboliche, le strutture antropologiche dell'immaginario collettivo e dell'essere-insieme.

La cultura moderna ha sempre cercato di proteggersi dalla notte. Dai suoi pericoli con le mura. Dai suoi mostri con le spiegazioni. Dalla sua ferocia con le scuole e con l’Illuminismo. Dalle sue perversioni con le luci elettriche. Dai suoi tagliagola con le arterie principali. Dalle sue streghe con il fuoco.

La postmodernità, dal canto suo, ritrova energia nella notte oscura, nel bene e nel male. Infatti, se la vita civile riposa sul ritmo del giorno, è nel regno notturno che le donne e gli uomini rinascono pericolosamente grazie ad immaginari e pratiche dell'ombra, stigmatizzati dalla conoscenza e dai poteri costituiti.

Dalle grida notturne delle oche del Campidoglio alle notti gialle dei Gilet Gialli, passando per la notte di San Bartolomeo il 4 agosto 1789, la notte dei Cristalli il 9 novembre 1938, la costruzione del Muro di Berlino tra il 12 e il 13 agosto 1961 e il movimento delle Notti in piedi, i momenti notturni scandiscono e punteggiano la nostra storia. Comincia con il controllo del fuoco e, secondo la mitologia nordica, si estinguerà quando Fenrir inghiottirà il sole. Dalla notte dei tempi al crepuscolo delle civiltà, "ogni notte è una minaccia di eternità", ha detto Bachelard. L'oscurità è anche il rifugio di specie selvagge, mostri, barbari e anomici. Il chiaroscuro dell'esistenza che celebra grandi dissipazioni, sprechi, eccessi e licenze che la notte sa come accogliere.

L'immaginario notturno è il terreno fertile per ogni rinascita. È la “notte unanime” di Borges che nasconde il viaggiatore che si accosta per sbarcare. La notte in cui gli amanti, i clandestini, i reprobi si trovano in segreto; la notte delle esperienze mistiche, degli incontri casuali, di scontri e di processioni, di falò e di tumulti, di feste di paese e di locali notturni, la notte senza fine di clubber, tassisti e lavoratrici del sesso, la notte di vampiri e di lupi mannari, le notti ubriache in cui si dipana la dimensione onirica dell'esistenza. È anche la Notte Santa, quella che porta consigli, da cui tutto nasce e dove tutto si addormenta, l'Alto Luogo del meraviglioso, questa "luce oscura che cade dalle stelle".

Gilbert Durand descrive questa rinascita della fantasia notturna: "L'antidoto del tempo non sarà più ricercato al livello sovrumano della trascendenza e della purezza della specie, ma nell'intimità rassicurante e calda della sostanza o nei ritmi costanti che scandiscono fenomeni e incidenti ". Chi sono nel quotidiano, nelle città e nelle campagne, negli spettacoli e nella vita privata, nella vita concreta e nei sogni, questi araldi della notte? Come contribuiscono a fondare e modificare l'equilibrio tra luce e oscurità?

Sociologi, antropologi, storici, astronomi, scrittori, fotografi, illustratori, pittori, poeti, frequentatori di discoteche, tiratardi e dormiglioni, sognatori, pittori del nero e del chiaroscuro, appassionati di catacombe e di spuntini di mezzanotte, sonnambuli amanti della luna e delle stelle: aggiungete il vostro inchiostro alle pagine ancora bianche del 10 ° numero dei Cahiers européens de l’imaginaire.

Alzate il coprifuoco! Parlateci del regime notturno dell'immaginario, della potenza delle tenebre e delle vostre notti.

Le proposte per i contributi devono essere inviate entro il 30 maggio tramite il modulo di iscrizione qui in cima a questa pagina.

I nostri articoli variano dai 3000 e 33000 caratteri (spazi inclusi), è necessario che si fornisca una previsione di battute. Sarà nostra cura confermare nella nostra risposta il numero di caratteri attesi a cui l’autore dovrà attenersi, poiché, onde evitare ritardi nella fase finale non sarà possibile accorciare gli articoli ex post.

Per le proposte grafiche (foto, disegni, illustrazioni ...), è necessario descrivere nel dettaglio la tecnica e il formato. Le nostre pagine misurano 200x265mm.

Prima di iniziare il lavoro di scrittura si deve attendere il I Giugno, quando il comitato editoriale darò il proprio avviso ai contributori circa l’accettazione o meno della proposta.

I contributi finali devono essere presentati entro il 15 settembre. Le raccomandazioni editoriali saranno inviate con l'accettazione della proposta.

Nessuna proroga può essere concessa.

On est tous des fantômes face à la rue.
Inutile de s’arrêter sur ses surfaces de béton. Inutile de les contempler, de s’y poser, d’en faire abstraction : la seule manière de les habiter est sur la pointe des pieds, à pas de danse.
Les larmes, la transpiration et les muscles tendus on the road font de nous les avant-gardes de la recréation-récréation urbaine, lesperformers de la ville, chair dans la chair de la métropole.
Être-la-rue veut dire alors ne plus être pour enfin être-là, avant de s’évanouir dans la collusion générale de toutes les choses, dans le grand crash avec l’altérité.
S’évanouir avant l’avènement.
De quoi ? De qui ? Quand ?
« Giovanni… ! ».

Gianfranco D’Alonzo, né en 1958 à Roio del Sangro (Italie), enseigne la gravure et l’art graphique à l’Académie des Beaux Arts de Rome et s’est toujours intéressé au potentiel linguistique et social de la peinture et d’autres médias. Après plusieurs séjours à New York où il expose à la Folin Gallery de Manhattan, il concentre son travail sur des thématiques liées au partage, et fait évoluer sa recherche vers des contextes no profit et des environnements non rituels. En 2011, il conçoit l'Opera in Rete Land of prayer, qu’il exposera par la suite sous le titre de Land of Prayer Alias au Studio d’Arte Contemporanea Pino Casagrande di Roma, exposition présentée par Emma Ercoli. Il publie ensuite un livre intitulé LOP – Rete Mostra Libro, Quando l’arte ripensa le piattaforme della comunicazione, présenté par Franco Speroni et édité chez Gangemi, Roma. Ce parcours l’amène dès 2014 au MAAM - Museo dell’Altro e dell’Altrove – Metropoliz, Città Meticcia di Roma, avec une installation qu’il intitule Stanza di Preghiera et qui se raconte par une série de photos réalisées par l’auteur pendant l’automne précédent.

Siamo tutti fantasmi al cospetto della strada.
Inutile adagiarsi sulle sue distese di cemento, fermarsi, contemplarle, farne astrazione: l’unico modo per abitarle è attraversarle in punta di piedi, a passo di danza.
Le lacrime, il sudore e i muscoli tesi on the road fanno di noi le avanguardie della ricreazione urbana, i performer del tessuto urbano, carne nella carne della metropoli.
Essere la strada è anche un po’ non essere-più per esserci, prima di svenire nella collusione generale di tutte le cose, nel grande crash con l’alterità. Svenire prima dell’avvento. Di chi? Cosa? Quando? “Giovanni… !”.

Gianfranco D'Alonzo, nato nel 1958 a Roio del Sangro (CH), insegna grafica d’arte all’Accademia delle Belle Arti di Roma. Negli ultimi anni, nel verificare il potenziale linguistico e sociale della pittura, apre la sua opera e la sua riflessione estetica a tematiche di condivisone che indirizzano la sua ricerca verso contesti no profit e ambienti non convenzionali. Nasce così Jo em confesso, evento performativo tenuto alla Lift Gallery di Roma nel 2003, prima parte di un progetto che dal 22.12.2011 al 31.02.2013 attiva l'Opera in Rete Land of prayer (http://www.gianfrancodalonzo.net/land-of-prayer/), la quale dal 12 settembre al 25 ottobre 2013 diventerà Land of Prayer Alias, una mostra presso lo Studio d'Arte Contemporanea Pino Casagrande di Roma (http://www.gianfrancodalonzo.net/land-of-prayer-alias/), per poi traslarsi in un libro: LOP – Rete Mostra Libro. Quando l'arte ripensa le piattaforme della comunicazione, a cura di Franco Speroni (Gangemi editore, Roma). Dal 2014 collabora alle attività del MAAM - Museo dell'Altro e dell'Altrove - Metropoliz, Città Meticcia di Roma, dove ha realizzato la “Stanza di Preghiera”, il luogo di Jean et la rue.

Le son de l'été 2015. L'été éphémère, l'été obscur, l'été éternel.

  • 1 Forest by Howling (Released: May 0, 2015 Monkeytown Records x Counter Records)
  • 2 Blondie by Braid (Released: Apr 28, 2015 Braids, under license to Arbutus Records)
  • 3 Bang That by Disclosure (Released 01/05/2015 Island Records, a division of Universal Music Operations Limited)
  • 4 Hot Mess by Shamir (Released 15/05/2015 XL Recordings)
  • 5 Started Right by Hot Chip (Released: May 15, 2015 Domino Recording Co Ltd)
  • 6 Loud Places (feat Romy) by Jamie XX (Released: May 29, 2015 Young Turks Recordings Ltd)
  • 7 Born To Die / Blue Jeans by NAZCA (Released on gen 2013 free download)
  • 8 Yr Love by Holy Other (Late Night Tales – Jon Hopkins Released Feb 2015 Night Time Stories LTD)
  • 9 Innocent (Illangelo Confessional remix) by Hundred Waters (Released Feb 2015 !K7 Records)
  • 10 Are You by Francesca Belmonte (Released an May 2015 False Idols / !K7)
  • 11 Pastels by Ekoda Map (Released on Feb 2015 posted on soundcloud.com)
  • 12 Full Circle (feat Boxed In) by George Fitzgerald (Released: Apr 24, 2015 Domino Recording Co Ltd)
  • 13 Daze (Populous Remix) by Cuushe (kindly given by the producer on mar 2015)
  • 14 Scud Books by Hudson Mohawke (Released: Jun 15, 2015 Warp Records Limited)
thumb_IMG_2089_1024Emiliano Cito photo portrait

Emiliano Cito, product engineer for a multinational company, lived in Pisa where hold a degree in aeronautical engeneering, before he set up home in Lecce he worked in Siena and Palermo. Since ever deeply fond of music and music lover, he usually dispenses and dépense brand new playlists to friends and collegues. Shy by nature, for the opening of summertime 2015, he gets out of his comfort zone offering to Les Cahiers a sonic tale, warm and faint, with an hard beat and bass, able to involve polished uninvoled listeners

A special thanks goes to Populous, producer and dj, who gave for this playlist and expressly to Les Cahiers his remix of Cuushe's track Daze.

Toute époque a ses hauts lieux, toute société se rassemble autour de certaines surfaces privilégiées, toute culture s’incarne en des espaces bien distincts. Cavernes, pilotis, catacombes, agoras, amphithéâtres, chemins de crètes et anfractuosités, chemins des villages et avenues des villes, terrasses des cafés et passages, écrans des médias : longue est la liste des formes qui accueillent, au fil des siècles, nos diverses manières d’habiter le monde. Comprendre ces dimensions primordiales de la vie est un enjeu fondamental pour qui souhaite saisir l’imaginaire qui préside à chaque condition historique – ses pratiques et ses mythes, ses rêves et ses hantises, ses mots incantatoires et ses fétiches. Qu’en est-il de notre époque ? Quelle est la matrice spatiale prédominante de notre sensibilité collective ? Dans quel lieu la société vient-elle se reconnaître ? Si la “grand place” a été le berceau de la modernité occidentale, où peut-­on trouver son équivalent contemporain ?
Artistes, designers et sociologues en font l’expérience chaque jour ; romanciers, photographes et réalisateurs s’en inspirent sans cesse ; chercheurs de tendances, architectes et publicitaires l’ont compris depuis longtemps ; les éclats de la mode, luxe et underground confondus, sont sa caisse de résonance : c’est dans la rue que semblent prendre place à la fois les changements culturels, les vibrations émotionnelles et les grouillements sociétaux les plus marquants de ce début de millénaire.
Le succès des nuits blanches et des défilés urbains, de la Love parade à la Techno parade en passant par la Gay pride, en montrent l’aspect festif ; la vitalité des marchés, des vides greniers et des brocantes comme le retour aux rues commerçantes aux dépens des centres commerciaux soulignent la synergie qu’elle sécrète entre le commerce des affects et celui des biens ; la prolifération du s​treet food,​ des pique­-niques, des dîners en blanc et d’autres manières de manger en marchant la transfigurent en table à ciel ouvert ; le triomphe du street art, du hip hop et du rap sont les signes flagrants de sa puissance esthétique entre joie de vivre, anomie et subversion ; la géolocalisation, les réseaux sociaux et les “street views”, ainsi que toutes les innovations liées à la ville augmentée la poursuivent et l’amplifient. Si la rue a été de tous temps un espace de rencontre, un lieu public, elle est désormais aussi un lieu de vie privée de même qu’elle pénètre, sous diverses formes, dans les intérieurs. La rue est la scène par excellence de la vie quotidienne. Lieu total où tout conflue : ­ richesse et pauvreté, crimes et distractions, mendiants et dealers de drogue, fous et prédicateurs, jongleurs et politiques, prostituées et hipsters ;­ laboratoire où la mode se renouvelle, territoire où l’énergie sociale circule, espace où se déploient les libertés de la nuit, le tragique de la vie et les emplettes du jour, la rue est le théâtre d’un monde où œuvres et spectateurs, sujets et objets, villes et corps, avant­-gardes et masse, intime et extime se mélangent.
De quels rapts amoureux et de quels complots les plaques des rues conservent-elles le secret ? Scientifiques, savants, chercheurs en toutes disciplines, urbanistes et architectes, designers et graphistes, musiciens, poètes, conteurs, dramaturges, peintres et photographes, dites-nous ! Qui sont, parmi les passants, les flâneurs, les dandys, les clochards, les cyclistes, les performers et toutes les figures de l’ordinaire et de l’extravagance, les nouveaux protagonistes de cette rue à la fois matérielle et immatérielle, sensible et onirique, physique et électronique ? De quels environnements, de quelles ambiances et de quelles tragédies sont-ils la cause et l’effet ? Quel est le texte de leurs vies ? De quel vivre-ensemble annoncent-ils la naissance ? Pour son 8e numéro, les Cahiers vous invitent à respirer l’air chargé de miasmes de la rue et l’air de la ville qui rend libre.

Les règles du jeu

  • Les propositions de contributions sont à envoyer, avant le 24 juin 2015, via le formulaire de souscription ici : www.lescahiers.eu/blog/call-for-papers-cei8-la-rue
  • Nos articles tirent entre 3000 et 24000 signes (espaces compris). Si vous nous donnez une prévision, cela nous aidera à vous trouver la meilleure place dans la revue.
  • Pour les propositions graphiques (photos, dessins, illustrations...), décrivez bien la technique et le format. Nos pages mesurent 200x265mm.
  • Le comité de rédaction avisera les contributeurs de l’acceptation de leur proposition, avant d'entamer le travail d'édition, après l'évaluation des contributions le 25 juin 2015
  • Les contributions finales devront être rendues au plus tard le 30 septembre 2015. Les préconisations éditoriales seront envoyées avec l’acceptation de la proposition.

Every era has its focal points, every society gathers around chosen surfaces, every culture is embodied by distinct types of places. Caves, piles, catacombs, agoras, amphitheatres, crests and crevices, village paths and city avenues, terraces and passages, media screens... throughout the centuries, humankind has found many ways to inhabit the world. Understanding this primordial dimension of life is a fundamental stake for those who seek to grasp the zeitgeist presiding over every historical condition – its practises and myths, dreams and fears, incantatory words and fetishes. What about our time? How can we best describe the prevailing spatial matrix of our collective sensitivity? If the central city square has been the cradle of western modernity, where can its contemporary equivalent be found?
Artists, designers and sociologists experience it every day. Novelists, photographers and film-makers draw endless inspiration from it. Trendsetters, architects and advertisers have long understood it. The sparkle of fashion, be it luxury or underground, is its echo chamber. The most important changes in culture, emotional vibrations and societal milling in this beginning of millennium... have happened in the street.
The success of “nuits blanches” and urban parades, from Love and Techno parades to the Gay pride, are evidence of the festive aspect of the street. The vitality of markets, car boot sales and flea markets as well as the comeback of shopping streets at the expense of shopping centres underlines the synergy secreted between the commerce of affects and that of goods. The proliferation of street food, picnics, dinners in white and other ways of eating while walking turn the street into an open-air table. The triumph of street-art, hip hop and rap are the obvious signs of its aesthetic power, between love of life, anomie and subversion. Geolocation, social networks and “street views”, as well as all innovations related to the augmented city extend and amplify it... The street has always been a place of meeting, a public space, yet it is also more and more a private place, just as it penetrates, in various forms, our interiors. The street is the ultimate stage of everyday life, a total place where everything converges: wealth and poverty, crime and leisure, beggars and drug dealers, madmen and preachers, jugglers and politicians, prostitutes and hipsters. It is a laboratory where fashion renews itself, a territory where social energy moves, a space where freedoms of the night deploy, the tragedy of life and the day's purchase. The street is the theatre of a world where works of art and spectators, subjects and objects, cities and bodies, avant-gardes and masses, intimacy and public life mingle.
What secret kisses and plots have left their mark on street plaques? Scientists, savants, researchers in all fields, urban planners and architects, designers, musicians, poets, storytellers, playwrights, painters and photographers, tell us! Passers-by, wanderers, dandys, bums, cyclists, performers and other figures of the ordinary and the extravagant: who are the new protagonists of the street? Streets are both material and immaterial, sensitive and dreamlike, physical and electronic. They are cause and effect of new environments, atmospheres and tragedies. Streets have of life of their own, and write a text of their own. Streets foretell the birth of new forms of social harmony: what are they? In its 8th number, the Cahiers invite you to breathe the air of the street, loaded with miasma, and the air of the city, that sets you free.

Ogni epoca ha i suoi luoghi prediletti, ogni società si coagula attorno a determinate superfici, ogni cultura s’incarna in spazi specifici. Grotte, palafitte, catacombe, agorà, anfiteatri, gole e creste, sentieri, metropolitane, caffetterie, passages, schermi: è lunga la lista delle forme che hanno ospitato, nel corso dei secoli, i nostri differenti modi di abitare il mondo. La comprensione di tali dimensioni fondamentali della vita è una questione essenziale per tutti coloro che desiderano accedere all'immaginario che governa ogni condizione storica – le sue pratiche e i suoi miti, i suoi sogni e le sue ossessioni, i suoi incantesimi e i suoi feticci. E il nostro tempo? Qual è la matrice spaziale predominante della nostra sensibilità collettiva? In quale luogo la società giunge a riconoscersi? Se la "piazza" è stata la culla della modernità occidentale, quale può essere il suo equivalente contemporaneo?

Artisti, designer e sociologi lo sperimentano tutti i giorni; romanzieri, fotografi e registi vi si ispirano incessantemente; ricercatori di tendenze, architetti e pubblicitari lo hanno capito da tempo; i cambiamenti della moda, dal lusso all’underground, sono la sua cassa di risonanza: è nella strada che sembrano trovare spazio, allo stesso tempo, i cambiamenti culturali, le vibrazioni emozionali e il brulichio societale più significativi di questo millennio.

Il successo delle notti bianche e delle sfilate urbane, dalla Love Parade alla Techno Parade, passando attraverso il Gay Pride, ne mostrano l’aspetto festivo; la vitalità dei mercati, delle svendite e dei mercatini sottolineano la sinergia di antica memoria tra il commercio di relazioni e quello dei beni; la proliferazione dello street food, dei picnic, delle cene in bianco e degli altri modi di mangiare mentre si cammina la trasfigurano in una tavola all'aria aperta; il trionfo della street art, dell’hip hop e del rap sono i segni evidenti della sua potenza estetica tra gioia di vivere, anomia e sovversione; la geolocalizzazione, il social networking, lo "street view" e tutte le innovazioni legate alla città aumentata, la seguono e la amplificano: la strada è la scena per eccellenza della vita quotidiana, il luogo totale dove tutto avviene e dove tutti accorrono - ricchezza e povertà, crimini e distrazioni, mendicanti e spacciatori di droga, predicatori, folli, giocolieri e prostitute, politici e hipsters. Laboratorio dove la moda si rinnova, territorio in cui l'energia societale circola, spazio per eccellenza del tragico e del ludico, eccoci nel teatro senza pareti di un mondo in cui arte e pubblico, soggetti e oggetti, città e corpo, avanguardia e massa, si uniscono e si ritrovano.

Ricercatori di ogni disciplina, urbanisti e architetti, street artist, designer e grafici, pittori, musicisti e fotografi, a voi la parola! Chi sono, tra i passanti, i flâneur, i dandy, i barboni, i ciclisti, i performer e tutte le altre figure dell’ordinario e dello stravagante, i nuovi protagonisti delle strade di oggi? Di quali ambienti, situazioni e tragedie sono la causa e l’effetto? Di quale vita annunciano la venuta?

Le regole del gioco

  • Data limite invio abstract compilando il formulario a tergo: 20 giugno 2015 : www.lescahiers.eu/blog/call-for-papers-cei8-la-rue
  • Numero battute contributi (da accludere nella proposta editoriale): 3.000 / 24.000;
  • Contributi estetici, grafici, fotografici, pittorici di vario genere: indicare la natura e la tecnica. La dimensione delle nostre pagine è 200x265mm
  • Consegna contributi secondo le norme editoriali che saranno inviate dal Comitato editoriale insieme alla comunicazione dell’eventuale accettazione del contributo: 30 settembre 2015.

Jede Epoche hat ihre Hochburgen, jede Gesellschaft bildet sich auf gewissen bevorzugten Oberflächen, jede Kultur formt sich an ganz bestimmten Orten. Höhlen, Pfählen, Katakomben, Agoras, Amphitheater, Gebirgskämme und Buchten, Landstraßen und urbane Prachtstraßen, Cafés, Gastgärten und Passagen, Bildschirme und Medien : die Liste der Arten und Weisen, wie die Welt, im Laufe der Jahrhunderte, bewohnt wird, ist lang. Diese grundlegenden Dimensionen des Lebens zu verstehen, ist der fundamentale Anspruch für alljene, die das Imaginaire fassen möchten, das jede geschichtliche Bedingung bedingt – seine Praktiken, seine Mythen, seine Träume und Ängste, seine Beschwörungsformel und Fetische. Was ist dies für unsere Zeit? Was ist der dominante räumliche Nährboden unserer kollektiven Sensibilität? An welchem gesellschaftlichen Ort drückt sie sich aus? Wenn der Hauptplatz die Wiege der westlichen Moderne war, wo findet sich sein zeitgenössisches Äquivalent?

Künstler*innen, Designer*innen und Soziolog*innen machen täglich die Erfahrung dieses Ortes; Schriftsteller*innen, Photograph*innen und Regisseur*innen inspirieren sich unerschöpflich an ihm; Trendscouts, Architekt*innen und Werber*innen haben ihn schon lange verstanden; Modeerscheinungen, das Zusammentreffen von Luxus und Underground, sind sein Klangkörper : Es ist die Straße auf der sich der kulturelle Wandel, die emotionalen Schwingungen und das soziale Gewimmel abzuspielen scheinen, die für den Anfang dieses Jahrtausends prägend sind.

Der Erfolg der „Nuits Blanches“ und der Umzüge in der Stadt, von der Love Parade über die Techno Parade hin zur Gay Pride, die ihren feierlichen Aspekt anzeigen; die Lebendigkeit der Märkte, der Floh- und Trödelmärkte, genauso wie das Comeback der Einkaufsstraßen gegenüber den Einkaufszentren, unterstreichen die Synergie, die die Straße zwischen dem Markt der Affekte und dem Markt der Güter schafft. Das Proliferieren von Street Food, von Picknicks und der „Dîners en blanc“ und anderer Formen, des Essens im Gehen, verwandeln sie in einen Tisch an der frischen Luft. Der Hype um Street Art, HipHop und Rap sind markante Zeichen ihrer ästhetischen Kraft zwischen Lebensfreude, Anomie und Subversion. Geolokation, die sozialen Netzwerke und „Street View“, genauso wie Entwicklungen in Richtung „Augmented Reality“ verstärken diese Kraft.

Während die Straße immer ein Ort der Begegnung und ein öffentlicher Raum, war, ist sie nun auch ein Privatraum und sie dringt in diversen Formen auch in die Innenräume ein. Die Straße ist die Bühne des Alltagslebens par excellence. Der totale Ort, wo alles vereinigt: Reichtum und Armut, Verbrechen und Unterhaltung, Bettler*innen, Drogendealer*innen, Verrückte und Prediger, Jongleure und Politiker, Prostituierte und Hipster. Sie ist ein Labor, in dem sich die Welt erneuert; ein Territorium, wo die soziale Energie zirkuliert; ein Ort, wo sich die Freiheiten der Nacht entfalten, wo die Tragik des Lebens stattfindet genauso wie Alltagseinkäufe. Die Straße ist das Theater der Welt, wo Werke und Zuschauer*innen, Subjekte und Objekte, Städte und Körper, Avantgarden und Massen, das Intime und das Extime sich vermischen. Welche geheimen Küsse und welche Komplotte haben sich in die Straßenschilder eingeschrieben? Wissenschaftler*innen, Denker*innen, Forscher*innen jeder Disziplin, Urbanist*innen und Architekt*innen, Designer*innen und Grafiker*innen, Musiker*innen, Poet*innen, Erzähler*innen, Dramaturg*innen, Mahler*innen und Photograph*innen, sagt es uns! Wer sind die neuen Protagonisten dieser materiellen wie immaterielle, sensiblen und träumerischen, physischen und elektronischen Straße - unter all den Passant*innen, Flaneur*innen, den Dandys, den Clochards, den Radfahrer*innen, den Perfomer*innen und all diesen Figuren des Ordinären und Extravaganten? In welchen Umwelten, Stimmungen und Tragödien sind sie Wirkung und Ursache? Was ist der Text ihres Lebens? Welches neue Zusammenleben kündigen sie an?

Für die 8. Ausgabe, laden Sie die Cahiers dazu ein, jene mit Miasmen gesättigte Straßenluft und die Stadtluft einzuatmen, die frei macht.

Toda época posee sus lugares importantes, toda sociedad se reúne alrededor de ciertas superficies privilegiadas, toda cultura se encarna en espacios bien definidos. Cavernas, pilotes, catacumbas, ágora, anfiteatros, caminos de crestas y anfractuosidades, caminos de pueblos y avenidas de ciudades, terrazas de cafés y pasajes, pantallas de medios: larga es la lista de las formas que albergan, a lo largo de los siglos, nuestras diversas maneras de habitar el mundo. Comprender esas dimensiones primordiales de la vida es una apuesta fundamental para quienes desean comprender el imaginario que preside cada condición histórica - sus prácticas y sus mitos, sus sueños y sus obsesiones, sus palabras cautivadoras y sus fetiches. ¿Qué ha sido de nuestra época? ¿Cual es la matriz predominante de nuestra sensibilidad colectiva? ¿En que lugar la sociedad viene a reconocerse? Si la plaza de centro ha sido la cuna de la modernidad occidental, ¿donde podemos encontrar su equivalente contemporáneo ?
Artistas, diseñadores y sociólogos la experimentan cada día: novelistas, fotógrafos y directores de cine se inspiran de ella sin cesar; buscadores de tendencias, arquitectos y publicistas lo han comprendido desde hace tiempo. Los resplandores de la moda, sin distinción entre lujo y underground, son su caja de resonancia : es en la calle en donde parecieran suceder, al mismo tiempo, los cambios culturales, las vibraciones emocionales y los bullicios societales mas memorable de este comienzo de milenio.
El éxito de las "nuits blanches" y de los desfiles urbanos, de la Love parade a la Techno parade, pasando por la Gay Pride, muestran el aspecto festivo; la vitalidad de los mercados, rastros y mercadillos, así como el retorno a las calles comerciales a expensas de los centros comerciales, resalta la sinergia que la calle segrega entre el comercio de los afectos et el de los bienes; la proliferación de la street food, de los piques-niques, de los diners en blanc y de toda otra forma de comer mientras se camina, transfiguran la calle en mesa a cielo abierto; el triunfo del street art, del hip hop y del rap son signos flagrantes de la fuerza estética de la calle, entre alegría de vivir, anomia y subversión; la géolocalisation, las redes sociales y las street views, así como todas las innovaciones ligadas a la ciudad aumentada, persiguen la calle y la amplifican... Si la calle ha sido siempre un espacio de encuentro, un lugar publico, ella es también, a partir de ahora, un lugar de privacidad, al mismo tiempo que penetra, bajo diversas formas, en la intimidad. La calle es la escena por excelencia de la vida cotidiana. Lugar total en donde confluye: riqueza y pobreza, crímenes y distracciones, mendigos y dealers de droga, locos y predicadores, malabaristas y políticos, prostitutas y hipsters; laboratorio en donde la moda se renueva, territorio en donde circula la energía social, espacio en donde se despliegan las libertades de la noche, lo trágico de la vida y las compras del día, la calle es el teatro de un mundo en donde se conjugan obra y espectador, sujeto y objeto, ciudad y cuerpo, vanguardias y masa, intimidad y extimidad.
¿Cuales son los besos secretos, cuales son los complots que han sido impresos sobre las placas de las calles? Científicos, sabios, investigadores de todas la disciplinas, urbanistas y arquitectos, diseñadores y grafistas, músicos, poetas, cuentistas, dramaturgos, pintores y fotógrafos,¡díganos! Entre los transeúntes, los flâneurs, los dandys, los vagabundos, los ciclistas, los artistas y toda las figuras de lo ordinario y de la extravagancia, ¿quienes son los nuevos protagonistas de esta calle al mismo tiempo material e inmaterial , sensible y onírica, física y electrónica? ¿ de cuales entornos, ambientes y tragedias es la calle causa y efecto? ¿Cual es el texto de sus vidas? ¿De que manera anuncian el nacimiento del “vivir-juntos”? Para su 8vo numero, los Cahiers los invitan a respirar el aire de la calle cargado de miasma y el aire de la ciudad que libera.

Toda época tem o seus hotspots, toda sociedade se reúne em torno de determinadas camadas privilegiadas, toda cultura se materializa em espaços bem distintos. Cavernas, palafitas, catacumbas, agoras, anfiteatros, caminhos de cumes e fissuras, caminhos das aldeias e avenidas das cidades, pátios dos cafés e passagens, telas das mídias: longa é a lista das formas que acolhem, ao longo dos séculos, os nossos diversos modos de habitar o mundo. A compreensão dessas dimensões primordiais da vida é uma questão fundamental para aqueles que desejam captar o imaginário que conduz cada condição histórica - suas práticas e seus mitos, seus sonhos e suas obsessões, suas palavras mágicas e seus fetiches. E o nosso tempo? Qual é a matriz espacial predominante da nossa sensibilidade coletiva? Em que lugar a sociedade vai se reconhecer? Se a praça central foi o berço da modernidade ocidental, onde podemos encontrar o seu equivalente contemporâneo?
Artistas, designers e sociólogos a experimentam todos os dias; romancistas, fotógrafos e cineastas se inspiram dela continuamente; caçadores de tendências, arquitetos e publicitários há muito a compreenderam; as ondas da moda, do luxo e do underground misturados são seus amplificadores: é na rua que parece acontecer, ao mesmo tempo, as mudanças culturais, as vibrações emocionais e os fervilhamentos societais mais significativos deste início de milênio. O sucesso das Nuits Blanches e dos desfiles urbanos, da Love Parade à Techno Parade, passando pela Gay Pride, mostram seu aspecto festivo; a vitalidade dos mercados, das vendas de garagem e dos mercados de pulgas - como o retorno às ruas comerciais em detrimento dos centros comerciais - enfatizam a sinergia que ela secreta entre o comércio dos afetos e aquele dos bens; a proliferação da street food, dos piqueniques, dos diners en blanc e outras formas de comer ao mesmo tempo em que se caminha a transfiguram em mesa à ceu aberto; o triunfo da arte de rua, do hip hop e do rap são os sinais evidentes de seu poder estético, entre a alegria de viver, a anomia e a subversão; a geolocalização, as redes sociais e as street views, bem como todas as invocações ligadas à cidade aumentada, seguem-na e amplificam-na... Se a rua sempre foi um ponto de encontro, um local público, agora ela também é um lugar de vida privada, bem como ela penetra, de várias formas, nos interiores. A rua é por excelência a cena da vida cotidiana. Lugar total para onde tudo conflui: riqueza e pobreza, crimes e distrações, mendigos e traficantes de drogas, loucos e pregadores, malabaristas e políticos, prostitutas e hipsters; laboratório onde a moda se renova, território onde a energia social circula, espaço onde se desdobram as liberdades da noite, o trágico da vida e as compras do dia, a rua é palco de um mundo onde obras e espectadores, sujeitos e objetos, cidades e corpos, avant-gardes e massa, íntimo e público (extime) se misturam.
Que beijos secretos e complôs foram impressos nas chapas das ruas? Cientistas, estudiosos, pesquisadores de todas as disciplinas, urbanistas e arquitetos, designers e artistas gráficos, músicos, poetas, contadores de histórias, dramaturgos, pintores e fotógrafos, digam-nos! Quem são, entre os transeuntes, os flaneurs, os dandys, os vagabundos, os ciclistas, os artistas e todas as figuras do comum e da extravagância, os novos protagonistas dessa rua material e imaterial ao mesmo tempo, sensível, onírica, física e eletrônica? De quais ambientes, de quais ambiâncias e de quais tragédias eles são causa e efeito? Qual é o texto de suas vidas? De qual viver junto eles anunciam o nascimento? Para seu oitavo número, a Cahiers convida a respirar o ar carregado de miasmas da rua e o ar libertador da cidade.

Michel Maffesoli, Patrick Tacussel, Hélène Strohl, Vincenzo Susca et Michaël V. Dandrieux vous invitent à célébrer le lancement du 7e numéro des Cahiers, qui ne traite de rien de moins, le long de 370 pages, que de la texture de la vie quotidienne : du baroque. Venez parler avec nos auteurs de l'entrelacement du quotidien jusqu'à l'inextricable, et mettre la main sur votre copie avant tout le monde.

Le 18 mars 2015 à 19h à la Fondation d'entreprise pour l'art contemporain Ricard. Table ronde et cocktail. Entrée libre.

Ou ?

Listen to the nostalgic venture of two robots into the aluminum-bucholia of Love.

Dangerous Valentine: A Playlist for Nostalgic Technocrat Lovers is a “concept playlist” conceived as a short Valentine's Day sonic narration for Les Cahiers Européens de l'Imaginaire. The story told is one of darkness becoming light, it is the nostalgic venture of two robots into the aluminum-bucholia of Love. It all starts from obscurity, a “Low Light”, and the robot's admission “I'm not in Love”... but soon comes “Danger”, something unexpectd and misterious. There is a “Change in Tide” and “Northern Lights appearing and a “Laser” hitting like a 1980's low definition Cupid. The “Robots (are) In Love”. A “Velvet Condom” easies their way to ecstasy and love now appears as a reached “Mirage”. “Direct Lines” that probably, one day, will know their “Last Song” but now nothing matters most than their dangerous love.

Alessandro Franconetti is an italian music supervisor, living in Paris, who creates sensorial landscapes by selecting sounds and scents for renowned brands all over the world. Born in Rome in '78, he has long lived in the United States between San Francisco and New York City, where he has studied Communications at the University of San Francisco and earned a master degree in Media Ecology at the New York University. In his carreer, he has celebrated his passion for music and human communications producing videos, curating art exhibits and hundreds of concerts, organizing bizarre parties and writing.

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Cette année, 90 contributeurs peuplent les 370 splendides pages des Cahiers de perles cachées, de papiers pliés, de jupes plissées, de cranes dorés, de vierges ornementales, d'accumulateurs intarissables, de natures ravagées, de villes réensauvagées et de machines occultes. Tout ceci dans le dessein de comprendre le grand enchevêtrement que sont devenues nos vies quotidiennes et qui est le baroque.

Dépliage et célébrations prévus en mars.

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This year, 90 contributors run over 370 gorgeous pages of hidden pearls, paper folds, pleated skirts, golden skulls, ornamented virgins, restless hoarders, ravaged natures, wild cities and occult machines, all which try to understand the great tangle our everyday lives are made of: the baroque.

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"Comprendre le réel par l'irréel". Une partie de nos vies plus grande que nous ne l'imaginons repose sur des logiques non\-dites et secrètes. Valeurs inexprimées, mystéres intraduisibles, intériorités de l'expérience quotidienne.

La [Plataforma Revolver](http://www.artecapital.net/plataforma.php) de Lisbonne Invite Les Cahiers et [Cacao Europa](http://cacaoeuropa.com/)pour un festival autour de la notion de vérité apparente et de réalité escamotée.

[Michel Maffesoli](http://www.michelmaffesoli.org), João Cruz Alves, Hélène Strohl, [Michaël V. Dandrieux](https://twitter.com/mvdandrieux), Rónán MacDubhghaill, Patrik Thomas questionneront le rapport de l'homme au vrai, au faux, au refait, au peint, au ressemblant.

Une exposition à la Plataforma Revolver présentera les oeuvres de nombreux artistes, dont Lima de Freitas et l'une des forêts de Gilbert Durand.

Ou ?

Michaël Valmore Dandrieux est, avec Vincenzo Susca, l’un des directeurs éditorial des Cahiers Européens de l’imaginaire, une revue située à Paris, qui a comme nous pour ambition d’explorer l’imaginaire européen. Cacao Europa, acronyme de Culture, Art, Créativité, Alchimie & Opinion, s'entretiennent avec MVD sur l'histoire des Cahiers.

Cacao : Peux-tu te présenter s’il te plaît ?
Michael V. Dandrieux : Je m’appelle Michaël, je suis le directeur éditorial des Cahiers européens de l’imaginaire depuis six ans, ce qui curieusement ne me semble pas si long. Je suis sociologue, je dirige une société d’informatique depuis le tout début du XXIe siècle.

Cacao : Que pourrais-tu nous dire à propos des Cahiers ?
MVD : Les Cahiers européens de l’imaginaire… C’est intéressant, parce que j’ai toujours envie de dire “Les Cahiers”, au pluriel, et je ne sais pas si je devrais dire « Les Cahiers est une revue » ou « Les Cahiers sont une revue » ce qui pourrait faire croire qu’il y en a une multitude, qu’il existe plein de Cahiers plutôt qu’un seul.

Toute l'interview sur le site de Cacao Europa (http://cacaoeuropa.com/2014/07/29/interview-mvd/)

Cacao: Could you introduce yourself?
Michael V. Dandrieux: My name is Michael, I have been the executive editor of Les Cahiers Européens de l’Imaginaire for the last six years, which doesn’t seem all that long oddly. I’m a sociologist, and I’ve been running an IT company since the very beginning of the twenty-first Century.

Cacao: Could you tell us about Les Cahiers?
MVD: Les Cahiers Européens de l’Imaginaire... It’s interesting, because I always want to say “Les Cahiers”, which is plural, and I don’t know if I should say “Les Cahiers is a review” or “Les Cahiers are a review”, which makes you think that it’s a multitude, that there exist many Cahier instead of just one book.

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