Venir le redoux. En plein février 2010, les Cahiers européens de l’imaginaire pensent au luxe, au précieux, au trésor, à la fortune, au temps de vivre et de s’asseoir sous un arbre à regarder changer la lumière.

Les Cahiers et les Cahiers européens de l’imaginaire.
Les Cahiers de l’Imaginaire sont une revue de sciences humaines fondée en 1988 par Gilbert Durand et Michel Maffesoli. Les Cahiers européens de l’imaginaire sont une nouvelle publication, annuelle et polyglotte, qui rassemble, sur des sujets d’actualité, les enseignements d’auteurs de référence (Michel Maffesoli, Edgar Morin, Zygmunt Bauman, Serge Moscovici…), les perplexités de jeunes chercheurs et d’autres façons de faire : des poètes, des photographes et des dramaturges.
Le second numéro : le luxe.
Les Cahiers européens de l’imaginaire, tout au long de leur second numéro, écoutent Chris Anderson, rédacteur en chef du magazine Wired, l’historien Jean Castarède, Valerie Steele du Museum of fashion Institute of Technology, Wajdi Mouawad, auteur, metteur en scène et comédien, le photographe Magnum Martin Parr, les penseurs Michel Maffesoli, Franco Ferrarotti, Serge Latouche, Alberto Abruzzese et d’autres auteurs et artistes, parler des maisons de mode et de joaillerie, du kitsch, des énergies partageables, de l’épargne et des jeux d’argent, de la contrefaçon et du sacré, de l’accumulation et du luxe de perdre heureusement quelque chose d’unique, des inventions qui marqueront le tournant de notre civilisation, richesses frivoles dont nous sommes pleins, qui côtoient les petits plaisirs jaloux et les petits plaisirs partagés, la cuisine, le temps de vivre et de s’asseoir sous un arbre à regarder changer la lumière.
Au programme : Chris Anderson, Alberto Abruzzese, Jean Castarède, Mike Featherstone, Franco Ferrarotti, Serge Latouche, Michel Maffesoli, Wajdi Mouawad, Martin Parr et Valerie Steele. Dans toutes les bonnes librairies début Mars 2010.
Nous comprenons alors quel bonheur c’est déjà pour nous autres hommes, que de vivre au fil des jours dans nos petites sociétés, sous un toit paisible, parmi les bonnes conversations, salués d’un bonjour et d’un bonsoir également tendres. Hélas, nous reconnaissons toujours trop tard que la fortune qui nous donnait ces choses nous ouvrait déjà ses trésors.
Ernst Jünger
Dans un livre appelé L’arrache-coeur, l’écrivain Français Boris Vian a inventé un personnage qui vit dans une maison en or, qui a une barque en or, dont les dents sont en or et qui s’appelle la Gloire. Mais, au village, sa monnaie n’a pas cours, car c’est la somme honteuse qu’on lui paie pour repêcher à la rivière les cadavres des enfants inutiles au village. D’une certaine manière, ce personnage absurde possède une grande richesse, mais, d’une autre,sa richesse est sans valeur, parce qu’il est très difficile d’estimer la valeur de ce que nous possédons aux yeux des autres.
Le luxe porte en lui cette qualité toute personnelle : un ruban offert, un médaillon inattendu retrouvé, la pièce tournée et retournée qui brille dans la main sous la pluie, inutiles au marché, “luxés”, comme on se luxe une épaule, et cependant précieux. Mais il est aussi une dépense pure, cérémoniale, qui s’épuise en elle-même, une splendeur inutile, qui témoigne de la centralité de l’éphémère dans les sociétés de toutes les époques. Enfin, jouissance de caste, souveraineté de clan, esthétique tribale capable de souder des groupes sociaux, ses objets ramènent leurs possesseurs et leurs collectionneurs, par le partage d’une émotion et d’un ordre symbolique, à une communauté de privilèges. Sous son étymologie stratifiée cohabitent l’art, le design, la mode, la littérature, l’architecture, l’ornementation, le sexe et la mise en lumière.
Les Cahiers européens de l’imaginaire, tout au long de leur second numéro, écoutent Chris Anderson, rédacteur en chef du magazine Wired, l’historien Jean Castarède, Valerie Steele du Museum of fashion Institute of Technology, Wajdi Mouawad, auteur, metteur en scène et comédien, le photographe Magnum Martin Parr, les penseurs Michel Maffesoli, Franco Ferrarotti, Serge Latouche, Alberto Abruzzese et d’autres auteurs et artistes, parler des maisons de mode et de joaillerie, du kitsch, des énergies partageables, de l’épargne et des jeux d’argent, de la contrefaçon et du sacré, de l’accumulation et du luxe de perdre heureusement quelque chose d’unique, des inventions qui marqueront le tournant de notre civilisation, richesses frivoles dont nous sommes pleins, qui côtoient les petits plaisirs jaloux et les petits plaisirs partagés, la cuisine, le temps de vivre et de s’asseoir sous un arbre à regarder changer la lumière.
Michaël V. Dandrieux & Vincenzo Susca.
Paris-Roma, décembre 2009.
Dernière ligne droite pour le second numéro des Cahiers, autour du Luxe. Afin de préparer le lancement, nous avons pris le temps de refaire notre site, en pensant à nos auteurs, à notre rédaction, à nos lecteurs et à vous.
Vous ne verrez pas grand chose de changé côté contenu, pas encore. Mais la mise en page et l’organisation de l’information ont été repensé, non seulement pour accueillir le contenu du second numéro, mais aussi parce que nous avons décidé de mettre l’accent sur :
- Les articles publiés dans la revue, dont se trouve une sélection en home et la liste exhaustive dans chaque numéro de la revue,
- Nos auteurs, auxquels nous essayons de rendre justice,
- La rédaction, qui fait un super boulot de lecture, relecture, traduction, sélection.
C’est aussi dans l’esprit de préparer l’appel à contribution du troisième numéro que nous avons mis à jour nos consignes (aux auteurs et aux relecteurs), à lire attentivement.
Enfin : membres de la rédaction, auteurs, si vous souhaitez nous filer la patte, envoyez-nous un petit texte sur vous, et liez vers votre page profil.
Pour illustrer sur une seule page le nombre des thèmes que rassemble le prochain numéro des Cahiers, nous avons préféré mettre du ciel, des montagnes, un chemin, un lac, et une maison.
Hélène Builly illustre le numéro 2 des Cahiers européens de l’imaginaire, dédié au luxe, aux maisons de mode et de joaillerie, à l’épargne et aux jeux d’argent, à la contrefaçon et au sacré, à l’accumulation et à la joie de perdre quelque chose d’unique, aux petits plaisirs jaloux et aux petits plaisirs partagés, à la cuisine, au temps de vivre et de s’asseoir sous un arbre à regarder changer la lumière, à la liberté de voyager et de flâner et à l’eau. Pour illustrer sur une seule page le nombre des thèmes que rassemble le prochain numéro des Cahiers, nous avons préféré mettre du ciel, des montagnes, un chemin, un lac, et une maison, qui peuvent être une possession, une épreuve, l’objet de la convoitise, ou le décor d’une lente marche dans la nature, qui offre le temps de penser.
Sortie Février 2010.
Le luxe sera le thème du second numéro des Cahiers. Atterrissage : février 2010.
Au menu : plus de textes en testo-a-fronte, plus de contributions en anglais et en italien, plus d’entretiens et plus de photos. Nous parlerons de la valeur, de la mode, des nouveaux modèles économiques, du jeu et de la fortune, de la dépense et du temps de vivre. Atterrissage : février 2010.
Un chemin de fer, ça se fait surtout avec des petites bouts de papier, une table tout dans la longeur, du café pour aviver les des points de vues, et tous les ordinateurs éteints, qui regardent silencieusement.