
Par paresse intellectuelle, par conformisme moral, il est habituel de réduire la crise que traversent nos sociétés à sa simple dimension économique ou financière. Et ainsi considérer ce qui n’est qu’un effet comme étant la cause première et ultime. Il est non moins instructif de voir qu’en cette “Prétendue Crise Economique” (PCE), le luxe, l’inutile, le surplus retrouvent une vigueur insoupçonnée.
Les ethnologues nous le rappellent : il est des moments où la “perte”, la “dépense”, le somptuaire sont le ciment des sociétés. Ce à quoi répond la sagesse populaire lorsqu’elle remarque que “qui perd gagne” ! Ne l’oublions pas le luxe n’est pas, simplement, “luxure”. Étymologiquement il renvoie, aussi, à “luxation”, c’est à dire à ce qui n’est pas fonctionnel ; un membre “luxé” ne sert pas, n’est plus utile.
C’est de ce “prix des choses sans prix”, fondement de la postmodernité, que l’on discutera lors de la prochaine Invitation à l’imaginaire, consacrée à la présentation des Cahiers européens de l’imaginaire, n. 2: Le Luxe.
Le Vendredi 19 mars
de 18h30 à 21h
à la Fondation d’Entreprise Ricard
12, rue Boissy D’Anglas
75008 Paris
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