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    Bertrand Vidal, né en 1985 sur une « île singulière », est docteur en sociologie de l’imaginaire. Chercheur à l’Irsa-Cri, il s’intéresse au poids de l’imaginaire catastrophiste dans la popculture et les productions culturelles contemporaines

    Bertrand a publié dans Les Cahiers

    • cei6_bertrandvidal

      La procession des désastres

      La réalité est un état d’esprit, tout au plus une expérience sensorielle et perceptive emphatique et ronflante. Le penchant monitoire de l'anticipation et de la science-fiction nous l’enseigne, elle est un principe circonscrit par les univers imaginaires, à la fois intérieurs et extérieurs, que nous mobilisons à travers l’ensemble de nos transactions quotidiennes.

    • cei4_mariannecelka-bertrandvidal

      L'animal dans l'assiette et sous la couette

      L’amour de l’animal est ancestral et éternel. La liste de manières de l’exprimer est sans fin : l’animal est adopté, choyé, habillé, relâché, libéré, sauvegardé, filmé, photographié ; il mange avec nous, il dort au pied du lit, on le caresse, on le soigne, on lui parle. Plus encore, paradoxalement, nous aimons le manger. Nous aimons aussi qu’il devienne, de manière tout à fait occasionnelle ou alors durablement, notre amant. Ces deux dernières façons d’aimer l’animal, cette altérité fascinante, sont au coeur et à la fois révèlent l’essence de notre contemporanéité.

    La nuit

    Selon la mythologie nordique, la fin des temps viendra quand Fenrir détruira le soleil. Nos civilisations redoutent la fin de leurs lumières : chaque nuit est une menace d’éternité, disait Bachelard. Mais elles prospèrent aussi en elles. Tout « entre chien et loup » est un refuge pour les espèces sauvages, les barbares et les anomiques. Un moment de grandes permissions, de dépenses, d’excès et de licences de vivre. La nuit sait accueillir. Sociologues, anthropologues, écrivains, photographes, illustrateurs, peintres, clubbers, poètes, couche-tards, dormeurs, rêveurs, graffeurs, cataphiles, midnight snackers, somnambules, portes-lanternes ajoutent leur encre aux pages encore blanches du 10e numéro des Cahiers européens de l’imaginaire. Levez vos couvre-feu !