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    Photo de Massimo Maggipinto
    Claudia Attimonelli est enseignante-chercheuse en Sémiologie du cinéma et sciences de la communication au Département ForPsiCom (université Aldo Moro, Bari). Responsable du projet MEM (Mediateca Emeroteca Musicale), chercheuse associée au LERSEM-IRSA (université Paul-Valéry Montpellier 3), elle vient de publier L’aurore numérique (Montréal 2020, avec V. Susca) et Estetica del malessere (Roma 2020).

    Claudia a publié dans Les Cahiers

    • cei10_claudiaattimonelli

      Initiation à l’empire du dessous

      L’entrée dans la nuit de Mustafa Sabbagh n’est pas simplement noire, elle est spongieuse, sombre, profonde, s’immisçant sur une surface brillante et aveuglante. Les corps semblent gémir impassiblement, tirés par les cheveux, par le bout des vêtements, attirés par la pointe sale des orteils, nous pénétrons l’intérieur tandis qu’une fumée invisible corrompt l’air. L’odeur âcre du plaisir et de la peur devient chair rose et blond doré. La photographie n’attrape plus la lumière, elle ne voit que le bas extrême de la pupille noire comme celui d’un saint aveugle et pénètre l’œil. La photographie tombe au sol, tremblante. La lumière revient, mais il fait sombre et personne n’a honte de ce qu’il veut.
      Tous ceux qui se trouvent dans cette obscurité incompréhensible et irréductible l’ont ardemment désiré. D’un rêve nocturne, le regard de Sabbagh en fait un passage. Entre mille couleurs, le noir, le vert, le silence.

    • Lost in space

      Inspirer of a sound that passes through epochs and galaxies, Jeff Mills – born in Detroit in1963 – is the most influent exponent of techno music. Since the beginning of his first productions, he was interested in the metaphor of extraterrestrial journey to deconstruct the anthropocentric view of the evolution. His work adopts exploration in sound as a means to translate imaginary space visions.
      In the last decade he launched Cinemix, a project which uses machines, audio-video mixers, software and hardware to produce atmospheres with surgical precision and supercelestial scenarios by making techno live cinema.

    • Automotive

      Célébrant la modernité des machines dans le son de la techno, Distant Memories scelle l’hybridation irrésistible du métal et de la chair fascinés par la grande vitesse d’un voyage perpétuel et circulaire, où l’asphalte et les lignes de force entraînent les pilotes dans l’enchantement de la course. Le futurisme se surpasse dans l’automobilisme postmoderne.

    • Crossing Avenue

      “Attraversiamo una grande capitale moderna, con le orecchie più attente che gli occhi, e godremo nel distinguere i risucchi d’acqua, d’aria o di gas nei tubi metallici, il borbottìo dei motori che fiatano e pulsano con una indiscutibile animalità, il palpitare delle valvole, l’andirivieni degli stantuffi, gli stridori delle seghe meccaniche, i balzi dei tram sulle rotaie, lo schioccar delle fruste, il garrire delle tende e delle bandiere. Ci divertiremo ad orchestrare idealmente insieme il fragore delle saracinesche dei negozi, le porte sbatacchianti, il brusio e lo scalpiccìo delle folle, i diversi frastuoni delle stazioni, delle ferriere, delle filande, delle tipografie, delle centrali elettriche e delle ferrovie sotterranee”.
      Luigi Russolo, L’Arte dei Rumori, 1913.

    • cei8_claudiaattimonelli

      Du chaos à la couture : le clochard chic

      La rue est aussi le lieu habité par les personnes qui n’ont que cet endroit où vivre. C’est le cas, par exemple, des clochards et des personnes sans domicile fixe : les nomades métropolitains. Cette condition de vie a généré depuis longtemps des phénomènes d’esthétisation qui se sont manifestés, notamment, dans la mode et dans d’autres styles de vie, langages, médias. Il s’agit d’une tension constante bien que parfois insaisissable et floue. Certains signes sont en même temps des révélateurs d’un malaise existentiel, mais deviennent aussi, aujourd’hui, des formes caractérisant les nouvelles figures du cool ou du chic. Le clochard-chic semble en être la figure la plus puissante et significative.

    • cei7_djlillo-lenore

      Fuites et miroirs soniques

      Des salles silencieuses où les pas de celui qui s’avance sont absorbés par des tapis si beaux, si épais, qu’aucun bruit de pas ne parvient à sa propre oreille. Comme si l’oreille, elle-même, de celui qui s’avance, une fois de plus, le long de ce couloir, à travers ces salons, ces galeries, dans cette construction d’un autre siècle, cet hôtel immense, luxueux, baroque, lugubre, où des couloirs interminables succèdent aux couloirs, silencieux, déserts, surchargés d’un décor sombre et froid de boiseries, de stucs, de panneaux moulurés, marbres, glaces noires, tableaux aux teintes noires, colonnes, encadrements sculptés des portes, enfilades de portes, de galeries, de couloirs transversaux, qui débouchent à leur tour sur des salons déserts, des salons surchargés d’une ornementation d’un autre siècle. Des salles silencieuses où les pas de celui qui s’avance...
      — Incipit de L’année dernière à Marienbad, Alain Resnais et Alain Robbe-Grillet, 1961.

    • cei7_claudiaattimonelli

      Anatomies baroques

      Divers domaines, hagiographie, héraldique, médecine et art du tatouage, ont fourni les matrices pour forger l’imaginaire iconographique de cœurs et de crânes en tous genres. Ces symboles rendent manifeste un excédent extra-anatomique qui insiste sur la dynamique des signes de la vie, figurée par le cœur, et de la mort, figurée par le crâne. C’est avec l’association indissoluble, macabre autant que morbide, d’Eros et de Thanatos à l’époque baroque que se cristallise une sorte de familiarisation avec le muscle cardiaque et la boîte crânienne, jusqu’à en faire des images courantes. Soustraits à la puissance symbolique du memento mori, cœur et crâne, solidaires, s’en vont remplir et gonfler de sens érotique l’imaginaire contemporain.

    • cei6_madame

      Coller le temps

      Parce que l’amour nous pare toutes d’un masque de chienne.

    • cei6_claudiaattimonelli

      Le désavenir du temps

      L’irrésistible ascension du fake dans ses multiples déclinaisons et dérives, tels le mythe, le
      simulacre, le remix et le remake, révèle un dépassement progressif de la simple acception
      négative du terme compris et traduit comme faux, copie, plagiat. Il est possible de délimiter
      des zones spécifiques d’insistance du fake, où il se trouve de plus en plus à l’aise et acquiert
      de nouvelles qualités et des nuances inédites. Le tournant épistémologique qui a intéressé
      le fake s’est amorcé à partir de son lieu d’incubation initiale : l’art, en référence non plus à
      la dialectique vrai/faux mais bien plutôt à sa relation dynamique avec l’espace urbain.

    • cei5_claudiaattimonelli

      The Cook The Thief His Wife and the Lover

      “Quand vous faites le menu” demande la Femme au Cuisinier,
      “comment estimez-vous le prix des plats ?”.
      “Je fais payer cher tout ce qui est noir. Le raisin, les olives, le cassis. Les gens adorent qu’on leur rappelle la mort. Manger de la nourriture noire, c’est comme consommer de la mort. C’est comme dire : ‘Mort, c’est moi qui te mange’. Les truffes noires coûtent le plus cher. Et le caviar. Mort et naissance. Fin et commencement”.

    • cei5_claudiaattimonelli1

      Le baiser cannibale

      Le Manifeste Anthropophage d’Oswald de Andrade a été publié en 1928 dans la Revue d’Anthropophagie, sortie en 10 numéros, du mois de mai de la même année à juin 1929, suivi par une “seconde édition” de 15 numéros comme supplément au Diário de São Paulo. D’un style moderniste, il se présente comme la proclamation d’une esthétique et d’une poétique par le biais d’illuminations. Mettant en scène le principe de collage des citations savantes, le Manifeste véhicule l’idée du cannibalisme culturel, en renversant et, d’une manière tout à fait avant-gardiste, en anticipant le concept tel qu’il a été développé et représenté ces dernières années par les théories postcoloniales de Franz Fanon, Homi Bhabha, Edward Said,
      Gayatri C. Spivak, Rey Chow, Robert Young et d’autres chercheurs.

    • cei4_corpicrudi-claudiaattimonelli

      Les vierges

      Corpicrudi est un projet artistique signé par les artistes italiens Samantha Stella et Sergio Frazzingaro. Ils dirigent des installations et des événements d’inauguration, prenant des photographies et des vidéos en alternance de leur présence sur le lieu. Corpicrudi croit en la Beauté comme valeur historique. Leur travail est une combinaison de l’apollinien et du dionysiaque, parfaitement équilibrée entre L'harmonie et la disharmonie, la lumière et le drame, le bien et le mal. C3est Claudia Attimonelli, écrivaine, chercheuse, curateur d'événements et d’expositions d’art contemporain, qui a mis ses mots sur les photographies des Vierges.

    • cei4_claudiaattimonelli

      “You are mine” : true blood, ou mon coeur est mis à nu

      Dans le devenir érotique et ses tumultes, les individus convoitent désespérément la fusion en se faisant posséder et en possédant avec chaque parcelle de leur être, en poussant jusqu’à ses extrêmes conséquences le désir de s’abîmer dans l’obscurité de l’autre pour voir sa lumière et lui dire, enfin : “You are mine”. Voici le fond imaginaire d’où jaillissent les fi gures excessives de la série américaine True Blood. La morsure des vampires célèbre et révèle en elle l’étroite et violente liaison entre l’érotisme et la mort, dans une vitalité tant effrénée que mortifère où le non-vivant et l’étrange, en mettant en danger l’humain, l’initient aussi à une autre existence.

    • cei2_claudiaattimonelli

      Splendeurs et lieux de l'underground

      Qu’est-ce que le rapport entre le luxe et l’underground ? Cet apparent oxymore est analysé à partir de quelques étymologies et démontré en observant comment des traits distinctifs du luxe – le caractère unique, l’éternité, la consommation, l’excès – appartiennent à des cultures urbaines liées aux pratiques électroniques, à leurs styles, à leurs musiques et aux lieux où ces décors sont dressés.

    La nuit

    Selon la mythologie nordique, la fin des temps viendra quand Fenrir détruira le soleil. Nos civilisations redoutent la fin de leurs lumières : chaque nuit est une menace d’éternité, disait Bachelard. Mais elles prospèrent aussi en elles. Tout « entre chien et loup » est un refuge pour les espèces sauvages, les barbares et les anomiques. Un moment de grandes permissions, de dépenses, d’excès et de licences de vivre. La nuit sait accueillir. Sociologues, anthropologues, écrivains, photographes, illustrateurs, peintres, clubbers, poètes, couche-tards, dormeurs, rêveurs, graffeurs, cataphiles, midnight snackers, somnambules, portes-lanternes ajoutent leur encre aux pages encore blanches du 10e numéro des Cahiers européens de l’imaginaire. Levez vos couvre-feu !