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    Jean-François Mattéi est philosophe et professeur émérite de l'Université de Nice Sophia-Antipolis (Docteur d'État ès lettres en 1979, agrégé de philosophie, diplômé de sciences politiques). Parmi ses publication, on trouve un essai sur l'immonde moderne (La Barbarie intérieure, 1999), une réflexion sur le terrorisme contemporain (Civilisation et barbarie, 2002) et un essai sur l'épuisement de la culture européenne (Le Regard vide, 2007).

    Jean-François a publié dans Les Cahiers

    • cei6_jeanfrançoismattei

      Faux-semblants et simulacre

      Il faut toujours revenir à Platon et à la caverne. Elle n’éclaire pas seulement ce que nous
      appelons la réalité, elle met aussi à jour l’invasion d’images que cette réalité subit à tout
      moment. Ce qui paradoxalement définit le monde vrai, en effet, c’est la fausseté des
      apparences qui l’accompagne et se substitue à lui, comme si l’ombre parvenait à occulter
      la lumière. Ce trouble jeu des apparences est souvent exprimé par le mot anglais fake qui couvre le champ du grec phantasma et du latin simulacrum. Il signifie « imitation », « faux», « imposture », et proviendrait du vieux mot facen, « déception », « fraude », ou du norvégien fjuka, « effacer » et « disparaître ». On l’a également rapproché du latin facere,
      « faire » et « fabriquer », ce qui souligne l’aspect factice de sa production. Quelle qu’en soit
      l’étymologie, le terme de fake met en évidence la facticité d’une existence qui s’évanouit de fantasmes en simulacres sans jamais produire de réalité stable. On pourrait rendre le fake, presque mot-à-mot, par le facsimile anglais que le français a reproduit en fac-similé.

    • La barbarie de l’art

      L’art contemporain se reconnaît à sa prétention à esthétiser n’importe quel objet pour en faire une chose, une situation ou un événement censés relever de l’art. Echappant au domaine artistique, ces tentatives sont les manifestations d’un art de la régression, c’est-à-dire un art barbare : le Barb-Art. Le refus de la dimension artistique est le signe de la tentation destructrice qui traverse l’art contemporain et certaines de ses productions, renvoient au nihilisme latente de nos société et à ses penchants barbares.

    La nuit

    Selon la mythologie nordique, la fin des temps viendra quand Fenrir détruira le soleil. Nos civilisations redoutent la fin de leurs lumières : chaque nuit est une menace d’éternité, disait Bachelard. Mais elles prospèrent aussi en elles. Tout « entre chien et loup » est un refuge pour les espèces sauvages, les barbares et les anomiques. Un moment de grandes permissions, de dépenses, d’excès et de licences de vivre. La nuit sait accueillir. Sociologues, anthropologues, écrivains, photographes, illustrateurs, peintres, clubbers, poètes, couche-tards, dormeurs, rêveurs, graffeurs, cataphiles, midnight snackers, somnambules, portes-lanternes ajoutent leur encre aux pages encore blanches du 10e numéro des Cahiers européens de l’imaginaire. Levez vos couvre-feu !