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    Mario Perniola est un philosophe italien, professeur d'esthétique à l’Université de Roma “Tor Vergata”. Ses études se concentrent sur la théorie de l’art, de la littérature et récemment de la communication. Ancien situationniste, sa pensée s’est nourrie de sa rencontre et de son amitié avec Guy Debord. Parmi ses dernières publications en France : Le Sex-Appeal de l’inorganique (Paris 2003) ; Contre la communication (Paris 2004).

    Mario a publié dans Les Cahiers

    • cei7_marioperniola

      La philosophie est baroque

      Ma manière de pratiquer la philosophie a toujours été un style de penser que je n’hésite pas à définir comme baroque en entendant ce terme au sens que le philosophe anglais Francis Bacon attribuait à l’imagination définie comme l’art d’opérer des « mariages et divorces illégaux entre les choses ».

    • cei4_marioperniola

      L'énigme de l'amour en Italie

      Lorsque je paraphrase l’expression d’André Breton (l’amour fou), j’ai tendance à penser que, pour la culture italienne, l’amour (tout comme la haine) est une folie. À la différence des autres cultures nationales (francophone, par exemple), il est difficile de trouver dans la pensée italienne récente une réflexion théorique originale et profonde sur l’amour.

    La nuit

    Selon la mythologie nordique, la fin des temps viendra quand Fenrir détruira le soleil. Nos civilisations redoutent la fin de leurs lumières : chaque nuit est une menace d’éternité, disait Bachelard. Mais elles prospèrent aussi en elles. Tout « entre chien et loup » est un refuge pour les espèces sauvages, les barbares et les anomiques. Un moment de grandes permissions, de dépenses, d’excès et de licences de vivre. La nuit sait accueillir. Sociologues, anthropologues, écrivains, photographes, illustrateurs, peintres, clubbers, poètes, couche-tards, dormeurs, rêveurs, graffeurs, cataphiles, midnight snackers, somnambules, portes-lanternes ajoutent leur encre aux pages encore blanches du 10e numéro des Cahiers européens de l’imaginaire. Levez vos couvre-feu !