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    Martine Xiberras est Docteur en Anthropologie sociale et culturelle, diplômée de l'Université Paris Descartes Sorbonne en 1985 et depuis 2009, Professeur de Sociologie à l'Université Paul-Valéry - Montpellier III où elle est membre de l'I.R.S.A./C.R.I (Institut de Recherches Sociologiques et Anthropologiques – Centre de Recherche sur l'Imaginaire). Elle est l'auteure de quatre ouvrages alliant la théorie de l'Imaginaire et des recherches de terrain appliquées aux problèmes sociaux contemporains : La société intoxiquée (Méridiens Klincksieck, 1989), Les théories de l'exclusion (Armand Colin, 1998),

    Martine a publié dans Les Cahiers

    • L'excès et la simplicité

      Que, d’une part, un produit de luxe se doit de raconter une histoire, souvent celle de la légende d’une marque, et que, d’autre part, le créateur dudit produit, impose ses goûts plus qu’ils ne lui sont imposés par ses clients achèvent de le poser dans l’imaginaire et de confirmer que le luxe est dès lors fondamentalement une formation imaginaire.
      Alors, pour que le luxe puisse livrer tout son sens et sa fonction sociale, c’est cette dimension imaginaire qui demande à être étudiée en priorité. Et nous voudrions dessiner ici les grandes lignes de ce que pourrait être une sociologie de l’imaginaire du luxe.

    La nuit

    Selon la mythologie nordique, la fin des temps viendra quand Fenrir détruira le soleil. Nos civilisations redoutent la fin de leurs lumières : chaque nuit est une menace d’éternité, disait Bachelard. Mais elles prospèrent aussi en elles. Tout « entre chien et loup » est un refuge pour les espèces sauvages, les barbares et les anomiques. Un moment de grandes permissions, de dépenses, d’excès et de licences de vivre. La nuit sait accueillir. Sociologues, anthropologues, écrivains, photographes, illustrateurs, peintres, clubbers, poètes, couche-tards, dormeurs, rêveurs, graffeurs, cataphiles, midnight snackers, somnambules, portes-lanternes ajoutent leur encre aux pages encore blanches du 10e numéro des Cahiers européens de l’imaginaire. Levez vos couvre-feu !