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    Vincenzo Susca est maître de conférences en sociologie de l’imaginaire à l’université Paul-Valéry Montpellier 3 où il dirige le Département de sociologie, chercheur au LERSEM-IRSA et McLuhan Fellow à l’Université de Toronto. Il est le Directeur éditorial des Cahiers et l’auteur de plusieurs livres, dont Joie Tragique (Milan 2010, Paris 2011, Barcelone 2012), Récréations (Milan 2008, Paris 2009, avec C. Bardainne), Les Affinités connectives (Paris 2016, Porto Alegre 2019) et Pornoculture (Paris 2016, Milan 2016, Porto Alegre 2017, avec C. Attimonelli). Il a écrit, avec Alain Béhar, la pièce théâtrale Angelus Novissimus (2014) et a été le curateur, avec Claudia Attimonelli, des expositions de Madame (2014) et Karin Andersen (2015) à la Traffic Gallery de Bergamo. Son dernier ouvrage s’intitule L’aurore numérique (Milan 2020, Montréal 2020, avec C. Attimonelli).

    Vincenzo a publié dans Les Cahiers

    • cei8_vincenzosusca

      On est mort, il est temps qu'on rigole

      Quoi qu’amer à admettre, Daech a préparé les attentats de janvier et novembre 2015 avec une lucidité surprenante, en ciblant le cœur pulsant de notre culture. À bien des égards, on est en face d’un conflit asymétrique entre deux avant-gardes dont une, stricto sensu, est équipée d’armes et animée par une stratégie de pouvoir, et l’autre – qu’on a appelé « la génération Bataclan » – ne songe pas à la guerre et ne vise pas à gouverner le monde. Néanmoins, elle est là, loin d'être impuissante…

    • cei7_karinandersen

      Regarde-moi…

      Tu crois quoi ?
      Je suis là-bas, le bas, le rat. Regarde-moi, toi, rat, bas.
      Je te vois. Tu es à moi. Ça ne te plait pas ?

    • cei7_vincenzosusca

      A beautiful thought

      Avec Ray Caesar, l’humain a depuis longtemps
      franchi le seuil de sa propre catastrophe. Seuls demeurent les anges. Anges ?

    • cei6_madame

      Coller le temps

      Parce que l’amour nous pare toutes d’un masque de chienne.

    • cei6_vincenzosusca

      “Il n’y aurait jamais eu la chirurgie esthétique de masse sans la bombe atomique”

      “Le temps est fini, mon ange. Ta montre ne signale que l’espace.
      Le temps, c’est la marche. L’espace, c’est la danse. Nous
      sommes la montre qui danse l’espace".

    • cei5_karinandersen

      Je te mange, je me mange : nous sommes dans le tourbillon

      “J’adore danser en danger dans des interstices précaires”, Angelus Novissimus.

    • cei4_vincenzosusca

      Lettre à Joséphine

      Ma petite Joséphine,
      C’est moi, ton parrain Vincenzo, qui t’écrit. Peut-être un jour réussiras-tu, toi, à scander mon nom en prononçant le z comme il convient à sa provenance linguistique… Je t’écris une lettre sur l’amour et non une lettre d’amour – je laisse cela à tes futurs prétendants. Tu es née il
      y a peu : que peux-tu me dire de l’amour à l’âge de six mois, toi qui t’exprimes avec la langue du sourire, des larmes et des grimaces ? Peut-être que ton silence abrite un savoir que nous perdons au moment où, en le changeant en mots, nous l’extériorisons. Par ce geste, sans doute un premier traumatisme se produit-il : la transformation d’une sensation en chose. Un éloignement du sentiment qui nous prive fatalement de lui. Dès lors, nous sommes à sa recherche, une quête constante, désespérée et passionnée. Chaque fois que nous écrivons à ce sujet, chaque fois que nous en parlons, nous distinguons son contenu tant désiré sans parvenir à le saisir. D’où la mélancolie de celui qui écrit. La mélancolie de l’écriture. Par conséquent, cache cette lettre aussitôt que tu la recevras et ne l’ouvre que pour ta satisfaction esthétique – le plaisir humain, pur et mystérieux, de se “gratter le coeur”, comme le dit Michaël V. Dandrieux. Ce n’est pas ici, ce n’est pas dans les lettres, que tu trouveras ce que tu cherches.

    • cei3_vincenzosusca

      L’inquiétante merveille du totem

      Une immersion dans l’alvéole de la culture contemporaine révèle l’avènement d’un imaginaire inaugurant une synergie originale entre l’esprit et les sens, entre l’agir rationnel et la pensée magique. L’adoration des divers fétiches qui étayent nos sociétés comporte, pour chaque personne impliquée, un haut degré d’extase et d’envoûtement, mais aussi une conscience dotée d’une mémoire et d’un savoir hautement raffinés. Ainsi la technique, dans sa résonance ancestrale et dans ses séduisantes formes actuelles, est à nouveau le totem de la société en gestation, son objet de culte et sa référence symbolique de base. Son rêve et sa réalité la plus réelle possible.

    • cei2_vincenzosusca

      L'œuvre sans œuvre

      Le mode de vie luxueux encouragé par le capitalisme s’est enraciné dans l’imaginaire collectif au point d’en devenir consubstantiel, sautant progressivement l’intercession du modèle économique et de ses avatars. La culture contemporaine tend à abolir la séparation moderne entre l’individu et l’objet, entre le public et l’œuvre, et à conjuguer sous une même dimension,
      un corps électronique aux contours holistiques, le sujet, l’œuvre et leur intermédiaire symbolique. Au creux des réseaux, dans l’absence de contenus caractérisant la socialité électronique avec son lot de bavardages insensés, d’émotions fugaces et de pratiques joueuses, comme dans l’esthétisation diffuse des substances et des comportements banals et éphémères, l’être-là fait irruption sur la scène comme l’œuvre sans œuvre de notre temps.

    • cei1_vincenzosusca

      La transmutation du monstre

      L’invasion barbare ne correspond plus à une vague qui de l’extérieur attaquerait l’intérieur, mais à une série de bulles émergeant du centre de la vie sociétale en se propageant par contamination. C’est le contact tactile avec le barbare, le fait d’être effleuré par les éblouissements excessifs et fantastiques de son imaginaire, qui accélère l’implosion du monde moderne. Le barbare cesse ainsi d’être simplement l’agresseur extérieur au système, le sujet balbutiant ou incapable de s’exprimer, mais prend plutôt les traits d’un habile manipulateur de langages capable de ronger les barrières du langage social.

    La nuit

    Selon la mythologie nordique, la fin des temps viendra quand Fenrir détruira le soleil. Nos civilisations redoutent la fin de leurs lumières : chaque nuit est une menace d’éternité, disait Bachelard. Mais elles prospèrent aussi en elles. Tout « entre chien et loup » est un refuge pour les espèces sauvages, les barbares et les anomiques. Un moment de grandes permissions, de dépenses, d’excès et de licences de vivre. La nuit sait accueillir. Sociologues, anthropologues, écrivains, photographes, illustrateurs, peintres, clubbers, poètes, couche-tards, dormeurs, rêveurs, graffeurs, cataphiles, midnight snackers, somnambules, portes-lanternes ajoutent leur encre aux pages encore blanches du 10e numéro des Cahiers européens de l’imaginaire. Levez vos couvre-feu !